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  • 8 avril 2021
    2 personnes sur 2 ont trouvé cette critique utile.
    Par Artebal
    J'ai joué à LoL depuis plus de 7 ans.
    C'est un MOBA très intéressant, assez addictif et totalement free2play avec possibilité d'acheter du contenu décoratif supplémentaire.

    Le principe du jeu est facile à prendre en main, c'est un 5v5, chaque joueur choisit un champion et doit combattre des monstres et champions ennemis dans le but de détruire la base de l'adversaire. Néanmoins le jeu comporte un énorme aspect stratégique via une quantité de champions, d'objets, de runes et de possibilités pour adapter son gameplay en fonction de la partie et maximiser ses chances de gagner la partie.

    Malgré cela, depuis toujours le jeu possède un problème majeur et très connu de tous : la communauté est à la fois toxique et négative, et pour cause un nombre incalculable d'attitude minable sont tolérés et les sanctions se font très rares.
    De plus, League of Legends possède un autre problème présent depuis le début mais montant en puissance : les bugs, problèmes de clients, support à la fois incompétent pour résoudre les problèmes du client, totalement dans le déni et ne voulant pas faire d'effort quand il s'agit de comprendre les problèmes des joueurs et refusant catégoriquement de retirer des sanctions qui n'ont aucune raison d'être.

    Pour résumer : 

    - Jeu MOBA très intéressant et addictif 
    - Communauté très mauvaise
    - Beaucoup de bugs
    - Support très mauvais
    2 personnes ont trouvé cette critique utile.
  • 5 avril 2021
    1 personne sur 1 a trouvé cette critique utile.
    À la vision de Maneater, l'on pourrait s'attendre à une énième oeuvre jouant avec la phobie des requins pour, au grand dam de ces poissons cartilagineux, perpétuer le mythe de la dangerosité de l'espèce. Loin s'en faut : la forme se présente comme une parodie d'émission de TV, et le fond s'articule autour de la vengeance d'un jeune requin souhaitant venger sa mère, tuée par un vilain et dangereux chasseur de requins. Afin d'y parvenir, le joueur est invité à faire évoluer l'animal et à le faire grandir en parcourant les différentes zones. Ainsi, le jeu s'extirpe de cette vision « Spielbergienne » que certains pourraient redouter pour plonger tout entier dans l'humour et la découverte d'un monde sous-marin imaginaire.

    Et autant le dire tout de suite, les premières nages et morsures séduisent autant par la maniabilité du requin que par la retranscription de ce monde que l'on a peu l'habitude d'explorer. Du bayou à la côte, en passant par les zones de villégiatures, différentes zones y passent avec pour chacune d'elles une identité propre bien que limitée dans la variation du biotope. En effet, si les environnements aquatiques proposent un large éventail de plantes et de ruines diverses, la faune souffre cruellement d'un manque de variété. C'est d'autant plus criant que le passage d'une zone à l'autre ne propose qu'une à deux espèces nouvelles. Bien peu, mais toujours plus que les habitants de la surface qui se limitent à quelques pauvres scripts. Autre mal, la gestion du cycle « jour/nuit » qui est souvent désastreuse, avec une perte de visibilité la nuit tombée, pénalisant ainsi le travail effectué à la surface ou sur les cinématiques. Cela aurait pu s'entendre si c'était une décision « roleplay » afin de rendre les sorties à la surface périlleuses, mais comme le jeu ne propose aucune phase réellement difficile, je ne peux m'hasarder à l'expliquer sous cet angle. En bref, que ce soit sous l'eau ou à la surface, le plaisir de la découverte s'estompe très rapidement malgré de nombreux « easter eggs » vidéoludiques et cinématographiques faisant office de bouffées d'air frais. C'est d'autant plus dommageable que le gameplay s'enlise dans son game desing, qui multiplie de fait les mêmes missions inutiles et les collectibles ad nauseam. Une situation faisant fi du bon sens créatif pour certains, une habile critique du monde ouvert à la Ubisoft pour d'autres. Quelque soit votre camp, il en demeure néanmoins que le jeu déploie rapidement et avec force une certaine idée de l'enfer en ne proposant finalement à notre requin que de dévorer tout ce qui passe devant lui, y compris mon introduction écolo-responsable. 

    Concrètement, Maneater propose une expérience tombant de Charybde en Scylla, notamment lorsqu'on découvre que ce script d'activité ne diffère en rien d'une zone à l'autre. Les mêmes missions secondaires, les mêmes prédateurs à tuer, les mêmes collectibles à trouver. Pire, même. Comme les améliorations de notre squale dépendent de leur complétion, il n'est pas possible de s'en extraire pour continuer la quête principale. Quête qui, à l'image du jeu, s'avère aussi maigre qu'un poisson en cage. Heureusement, ou malheureusement si on le rapporte au prix recommandé de 40 euros, le jeu se termine entièrement en huit ou neuf heures.
    Publié le 4 avril 2021 à 20:59, modifié le 5 avril 2021 à 10:54
    1 personne a trouvé cette critique utile.
  • 13 mars 2021
    3 personnes sur 3 ont trouvé cette critique utile.
    Par Mimifee
    Je me demande ce que je fais encore sur ce jeu !  
    Puis lorsque j'y pense, je n'y reste que pour les quelques amis de longue date avec qui j'échange IG.
    Le jeu est truqué par les amitiés maudites des admins avec quelques joueurs, censeurs bénévoles, qui sabotent tout jeu qui ne va pas dans le sens de leur perso.
    Ces mêmes censeurs forums qui usent de leurs accès pour connaître ce que leur perso ne doit pas savoir.
    Bref un jeu pourri de l'intérieur, des admins absents, beaucoup d'abus.
    Des mises à jour lancées à la va vite, des bugs non corrigés, et en plus une demande des admins de venir bien coter leur jeu pour attirer du monde !  
    Pour vous amuser un peu, il ne vous reste qu'à entrer dans une famille, vous serrez les coudes, et vous contenter de jouer avec les quelques personnes de cet entourage. Malheureusement ça limite vraiment les possibilités. Et lorsque la famille devient importante, tout sera fait pour la détruire et pour vous faire baisser pavillon.
    Ce jeu est également loin d'être gratuit. Si vous voulez vraiment participer au mieux, il vous faudra dépenser une partie de vos euros pour acheter des gemmes et avancer.

    Triste réalité.
    3 personnes ont trouvé cette critique utile.
  • 10 mars 2021
    1 personne sur 1 a trouvé cette critique utile.
    Par Ystorsa
    Black Désert Online est un jeu qui est amusant au début. Lorsque l'on arrive sans rien connaître, il faut énormément d'heures pour apprendre les ficelles de toutes les activités possibles. Ce qui est un bon point pour un MMO, car sa longévité en temps et en heure est très longue ! Néanmoins, depuis quelques mois, le cash shop est omni présent et c'est presque une obligation pour avancer. La tente à 49 euros pour les métiers, qui est une obligation quand on est au-delà du niveau maître, les pets qui ne ramassent plus rien (loots) quand on grind dans les zones, obligeant donc à mettre la main à la CB pour avoir minimum un T3, voire avec la chance de la RNG du jeu, un T4...

    Aucun donjon, aucun intérêt de PVP hormis pour ceux qui roulent sur le jeu et encore à 298AP kutum, vous êtes ouvert en 2 ! Et pourtant, après des nodes et des grosses sessions de PvP, je connais très bien mon perso et ses combos. ; )

    La RNG, parlons-en : jeu extrêmement punitif !  La RNG est complètement aléatoire. Quand vous commencez à faire votre stuff, et que votre niveau de % est à 90 % de chance de réussir, mais que cette RNG détruit votre accessoire à plusieurs centaines de millions car vous êtes malchanceux. Ca arrive 6 fois sur 10. Je ne comprends plus le système. Du coup, le jeu oblige les joueurs à grind encore des heures et des heures pour faire des sous, ou à acheter des packs de costumes pour les revendre sur le marché commun. ; )

    Bah ouais, BDO n'est pas un MMORPG très intéressant au final. Il est actuellement dans les plus populaires, mais si le système ne change pas, cette année avec la sortie de nombreux MMO, il risque d'être vite remplacé. Ma note est de 3/10.
    1 personne a trouvé cette critique utile.
  • 2 mars 2021
    Par Demolius
    Bonjour / bonsoir !

    En espérant avoir un retour, l'espoir fait vivre. Le jeu est actuellement au point mort car le développeur ne donne plus signes de vie, la communauté encore légèrement vivace aimerait des news de celui-ci, je poste donc cet appel dans l'espoir de pouvoir notifier potentiellement son créateur et pouvoir en savoir plus, car ce jeu bien nostalgique manque cruellement à sa communauté ! : (

    Ce jeu est dans l'ensemble très rétro, dans un univers RPG fantasie, avec des classes, des boss, des quêtes, etc. !  

    Bien évidement multi, avec des événements, de la progression et beaucoup de découverte ! Mais on en arrive vite à bout, justement car le développement est en cours !  

    Des bugs sont très dérangeants aussi, par exemple le souci des barres de vie qui peuvent disparaître sans aucune raison, ce qui empêche l'interaction avec les PNJ jusqu'au prochain reboot automatique du serveur ! : (

    PS : j'ai fait une petite critique pour que le tout soit fait dans les règles !

    Bien à vous, votre dévoué Demolius (Pyrus sur Croc) !
  • 1 mars 2021
    Bon alors.
    Rares sont les jeux aujourd'hui qui m'ont accroché à ce point. Je joue depuis des temps immémoriaux, j'ai tout vu, ou presque. 
    Ces dernières années, rien ne nous a autant accrochés que ce jeu avec mon poto. On ne voit pas le temps passer, et les réveils du matin sont durs !
    Ce jeu, est une pure merveille ! Il est d'une telle évidence que l'on se demande pourquoi il n'est pas sorti plus tôt. Venu de nul part, il m'a cueilli. 

    Graphiquement, j'adore. Je suis un passionné de RDR2 au point d'avoir changé mon PC pour ce jeu, et pourtant, Valheim m'a fait de l'effet. Certes, c'est quasi du pixel shaders, mais la cohérence du map design me fait penser à RDR2. L'immersion est totale au point d'oublier très rapidement les pixels. Mouvements des arbres, des herbes, de l'eau, surtout lors des tempêtes. 
    Que dire de la maîtrise dans le jeu de lumière qui fait tout ?

    Au niveau du gameplay lors des combats, du mouvement de son perso, on se pose des questions les instants du début du jeu. On ne pardonne rien habituellement, mais ici, le manche à balaie qu'a notre personnage est aussi vite oublié devant les défis que nous sont imposés. 

    Que dire des possibilités infinies de construction ?

    Les dev' méritent leur succès, et je suis encore prêt à mettre la main à la poche pour qu'ils continuent à développer ce jeu.
  • 19 févr. 2021
    3 personnes sur 3 ont trouvé cette critique utile.
    Par Mat339
    Ce jeu est de pire en pire mais ce n'est pas étonnant. Tant que la censure sera faite par une bande de joueurs qui se croient tout permis cela ne changera pas.

    L'ambiance y est devenue désastreuse, les admins demandent aux joueurs d'aller fausser les notes qu'ils mettent sur les sites de notation. Il faut mettre la note maxi, alors que ça fait plus de 10 ans que la communauté du jeu n'est absolument pas respectée et encore moins écoutée. Elle ne reçoit que mépris et une communication inexistante. En gros c'est tait toi et fait ce qu'on te dit et surtout n'oublie pas d'acheter des tokens.
    Il y a une immense inégalité de traitement d'un joueur à l'autre. Donc je déconseille ce jeu, vous ne pourrez qu'être fortement déçu. Je me suis longtemps amusé sur ce jeu, mais d'année en année c'est de pire en pire. Vous me direz pourquoi rester ? Pour les liens d'amitiés que j'ai pu créer avec beaucoup de monde, mais on éprouve tous un immense éc½urement de la politique menée par les admins, qui laissent faire magouille sur magouille - une bande de joueurs qui finissent par tuer totalement le jeu. Les admins ne s'occupent plus que de ce qui rapportent du fric dans leur poche. Deux ans pour avoir une réponse à un ticket. Délation demandée pour dénoncer les joueurs, demande des admins d'aller surnoter leur jeu...
    3 personnes ont trouvé cette critique utile.
  • 18 févr. 2021
    3 personnes sur 3 ont trouvé cette critique utile.
    Par noupi*
    Je trouve que l'évolution du jeu va dans le bon sens. Si vous aimez écrire, c'est le jeu idéal. J'avoue que j'ai cherché d'autres jeux dans ce genre et il n'y en a pas. Vous pouvez jouer sans payer. Les tokens sont un plus, mais les jeux mis en ligne vous incitent à payer.

    Pourquoi j'ai mis 5 ? Parce qu'aujourd'hui, je trouve qu'il y a un sérieux problème de communication entre les joueurs et les admins. Un autre problème, ce sont les censeurs des forums. Ces censeurs sont des joueurs, et ces joueurs ont tendance à être du coté des copains, c'est la nature humaine. Malheureusement, ça tue le RP qui est la base de ce jeu. Les censeurs ont tendances à ce prendre pour les chefs du jeu. Ils sont trois ou quatre à décider.
    Quand j'ai commencé à jouer, j'ai combattu le jeu sur Hotmail et sur les forums externes. Mais malheureusement, on va y revenir et les forums du jeu vont être désertés.

    Je pense que Celsius doit reprendre la main sur ce jeu à ce niveau sinon, ça perdra le jeu.

    Par contre, les dernières innovations sont vraiment pas mal. Quand je pense à l'année 2006 quand j'ai commencé à jouer, et maintenant il y a un sérieux boulot de fait. S'il vous plait Celsius, écoutez les joueurs ce sont eux qui font votre jeu. Ce n'est pas en nous demandant de mettre des 10 ici que vous ferez venir des gens. Ou ils viendront et seront dégoutés et laisseront leur perso.

    Aux nouveaux joueurs, je dirais : c'est un jeu sympa qui se développe lentement, avec certaines choses à changer.
    3 personnes ont trouvé cette critique utile.
  • 18 févr. 2021
    3 personnes sur 3 ont trouvé cette critique utile.
    Par Saeshar
    J'adorais ce jeu qui est devenu, malheureusement, avec le temps, un défouloir de joueurs qui semblent y jouer leur vie.
    La censure est composée uniquement de personnes qui ont elles-mêmes des personnages, du coup, il y a de gros conflits d'intérêt et un désintéressement total de la part de l'équipe de Celsius pour régler les problèmes entre joueurs qui, aujourd'hui, prennent des proportions iniques. 
    En bref, le jeu est devenu injouable dans certaines sphères.

    Donc si vous voulez jouer un personnage pépère qui n'a aucune ambition, venez.
    Si vous souhaitez monter dans les strates du pouvoir, armez-vous, parce que c'est la foire d'empoigne et pas dans le bon sens.
    Abus de censure, abus de joueurs, menaces hrp, [...] même... et ça, sans que l'équipe de Celsius n'intervienne de quelque manière que se soit.

    Bref, un vrai défouloir pour des joueurs qui ont besoin de passer leurs nerfs sur les autres joueurs.
    Ils feraient mieux d'aller sur LoL

    Il fut un bon jeu, mais ça... c'était avant !
    3 personnes ont trouvé cette critique utile.
  • 18 févr. 2021
    4 personnes sur 4 ont trouvé cette critique utile.
    Par Skyl4r
    Un jeu daté, une ambiance nauséabonde, voilà qui résume en substance ce jeu s'anglicisant pour séduire une nouvelle population.
    Interface vieillissante patchée de quelques nouveautés lancées à la va-vite par une équipe résolument sourde face aux avis de la communauté. 
    Community manager muet face aux mécontentements des joueurs. Vous pensiez obtenir une réponse à vos questions sur les réseaux sociaux ? N'y comptez pas.
    Le rôle d'un Community manager n'est pas de veiller à l'image positive de son produit après tout... Si ?  
    Un centre d'assistance en souffrance depuis de nombreuses années ? Si vous subissez un bug, un harcèlement en jeu, ne comptez pas sur une réponse dans la journée, ni la semaine, ni le mois, ni l'année pour certains. Taisez-vous et subissez.
    Et si d'aventure vous voudriez continuer l'aventure malgré tout, vous pourrez toujours tester les fora à la sauce RK, du vieux, du délabré, du fatigué, sujet à des dysfonctionnements réguliers, mais, vous n'avez pas le choix, puisque l'usage d'un forum externe est "verboten" mon général.
    Quand bien même, vous devrez vous soumettre à la rude loi de la censure, oui, vous lisez bien, en 2021, on use encore du terme de censure en France. Exprimer son avis face à l'ignorance du Studio : pas bien ! Une censure faite d'une population de joueurs triés sur le volet pour leur intégrité, leur pédagogie et leur discernement.
    Dans un jeu où règne la loi du plus fort, comment croire à un minimum d'impartialité. Celsius y croit !

    Pour conclure, que dire d'un studio qui souffrant d'une popularité en dessous de tout, demande le 15 décembre dernier à sa communauté de joueurs délaissées jusque là, je cite l'un des anciens admins : "nous avons besoin de les inciter [les potentiels joueurs] à donner une chance aux RR en s'inscrivant : cela passera par des campagnes de publicité, des bonnes notes et de bons commentaires sur Google Play et iTunes (et à la sortie, on vous demandera un coup de main sur ce point ! ) , et des bonnes notes et bons commentaires sur les autres annuaires et sites de Jeux Vidéos qui parlent des RR.
    [...]
    Si vous tapez "Royaumes Renaissants" sur Google, vous constaterez que le jeu a des notes très moyennes sur certains sites, notamment à cause de quelques haineux ou de personnes qui, pour une raison ou pour une autre, avaient des comptes à régler.
    Nous avons donc besoin que sur certains de ces annuaires un paquet de joueurs des RR s'inscrivent pour : 
    - Mettre la note max. 
    - Laisser une critique positive : en gros partager ce que vous aimez le plus dans les RR, ce qui fait que vous aimez y jouer.
    "

    Des admins qui ont même créé tout un guide pour aider les joueurs à donner ces notes maximales sur les différents sites de notation.

    Voilà dans quoi vous vous engagerez si vous cédez à la tentation, engraisser un studio sourd, muet, qui n'a aucun mal à qualifier les joueurs insatisfaits de haineux...
    4 personnes ont trouvé cette critique utile.
  • 5 févr. 2021
    2 personnes sur 2 ont trouvé cette critique utile.
    Les jeux de « puzzle-énigme » sont l'un de passe-temps favoris de votre humble serviteur. Et c'est avant tout par sa proposition narrative ambitieuse et sa direction artistique (aussi luxuriante que fortement connotée en symboles) que le titre du jeune studio Out of the Blue parvint à attirer mon attention. A l'heure où les territoires terrestres encore inexplorés se réduisent comme peau de chagrin, Call of the Sea propose en effet de raviver ce souvenir collectif d'un temps perdu : celui des grandes expéditions du 19ème siècle, empreintes de danger, d'héroïsme et de mysticisme. Comment, dès lors, résister à l'appel de pareil voyage ?

    Manette en main, ledit voyage commence par nous plonger dans la peau d'une dénommée Nora, jeune professeure partie dans le Pacifique à la recherche de son époux disparu lors d'une expédition. Aussi vite que les plages ensoleillées s'estompent au profit d'un univers plus sombre, les raisons de cette expédition se précisent : découvrir la mystérieuse maladie dont souffre sa femme. Plus étrange encore, notre intrigante protagoniste se retrouve assaillie de cauchemars lovecraftiens mettant en scène les vestiges d'une civilisation perdue, faits de monstre et de temples à la gloire de dieux inconnus, et d'une substance noire à l'aspect dérangeant. Autant de thèmes qui jettent l'ancre dans notre imaginaire et s'attachent à retenir notre attention avec tout le génie dont les scénaristes disposent. Sans jamais, toutefois, basculer dans le « survival-horror » ou le macabre.

    Plus prosaïquement, ces grands mystères se matérialisent sur six chapitres. Chacun d'eux comprenant son lot de petits puzzles, eux-mêmes imbriqués dans une plus grande énigme, dont la résolution trouvera une résonnance toute particulière avec la quête de Nora. En faisant la part belle à l'exploration, le jeu propose autant d'apprécier une relation amoureuse que l'on découvre au rythme de nos pérégrinations que de collectionner d'importants indices servant à la résolution des puzzles. Et à l'inverse d'un nombre -trop - important de jeux, l'exploration se révèle véritable agréablement : si les objets ne sont pas cachés avec une malice démoniaque, ils servent en outre bien moins à prolonger la durée de vie du titre qu'à enrichir l'histoire et à transformer nos présentiments en certitudes.

    Bien que la direction artistique aux influences « steampunk » se révèle soignée, on peut néanmoins regretter que les plans fixes ne parviennent jamais entièrement à capturer toute la beauté des paysages. Même en tournant la tête plus que de raison, il faudra parfois se contenter d'une beauté suggérée, cachée derrière un FOV trop proche à mon goût. Si l'on excepte ce dernier point, Call of the Sea réussit son mélange des genres et son enchevêtrement intelligent sur plusieurs niveaux, entre son scénario riche en mystères et ses énigmes liées les unes aux autres, pour finalement nous mener jusqu'à un choix cornélien où la logique laisse place aux émotions. Un comble pour un jeu d'énigmes, non ?
    Publié le 5 févr. 2021 à 00:25, modifié le 5 févr. 2021 à 00:29
    2 personnes ont trouvé cette critique utile.
  • 1 févr. 2021
    0 personne sur 3 a trouvé cette critique utile.
    Par Mérinos
    Depuis 2009, j'entrais à peine au lycée et je me retrouvais un peu tous les jours à jouer mon soldat en Bourgogne. J'ai appris peu à peu plus sur l'époque médiévale, appris à développer mon écriture.

    Les Royaumes Renaissants, c'est un jeu de ces rares jeux sans aucune fin. On peut interpréter autant de caractères que l'on veut, on peut être vilain ou sauver la veuve et l'orphelin, on peut minutieusement gérer les mines d'un duché, être le roi, être un gueux qui se vautre dans la bière, être un moine, être un saltimbanque, être tout ce qu'on veut.

    Le monde s'étend de l'Angleterre aux Pays de l'Est en passant par la Turquie et l'Espagne, autant dire qu'il y a de quoi faire, vous pourrez rencontrer toutes sortes de gens, de sorte que vous ne serez jamais lassé.

    Il s'agit d'un jeu sur le long terme avec tellement de possibilités que vous n'aurez pas assez d'une seule vie pour tout découvrir et pour arriver au bout de tous vos objectifs.

    L'équipe derrière le projet continue de développer le jeu et travaille même à le rendre accessible sur mobile, aujourd'hui, c'est pour dire que ce n'est encore que le début.
    0 personne a trouvé cette critique utile.
  • 3 janv. 2021
    2 personnes sur 3 ont trouvé cette critique utile.
    Le 6 août 2012 Curiosity foulait pour la première fois le sol de Mars, et l'Humanité commençait son expansion à travers le système solaire. 700 ans plus tard notre civilisation est au bord du gouffre. Recroquevillée sur elle-même, l'espèce humaine fait face à son extinction dans une dernière citée habitée sur Terre. Tel est le contexte dans lequel nous plonge Destiny. Les promesses sont nombreuses au travers de ces quelques lignes. Qu'est-ce qui peut motiver une si rapide expansion dans les étoiles, à l'heure où les enjeux spatiaux sont relégués loin derrière nos problèmes économiques ? Quelles furent les déclencheurs ? Comment s'est organisé la société autour de ces nouveaux enjeux ? A quoi s'est heurtée l'humanité durant son voyage ? Autant de questions que le fan de science-fiction peut s'attendre à voir traiter. Avec un budget pharaonique d'un demi-milliard (en comparaison, GTA V et le film Avatar avaient l'un comme l'autre deux fois moins de ressources financières) , le projet du studio Bungie, créateur de Halo, édité par Activision Blizzard avait les moyens de créer un univers incroyable.

    Force est de constater que de ce côté le jeu n'ose répondre à aucune de ces interrogations, en livrant une histoire quasi-inexistante et largement entrecoupée par des séquences de gameplay très - trop - longues lorsqu'on les ramène au ratio temps d'histoire/temps de gameplay. Face à cette première désillusion, j'ai persévéré dans ce monde en espérant être émerveillé lors de mon voyage. Outil formidable d'exploration du présent et de spéculation sur l'avenir, la science-fiction est une porte vers la réflexion et/ou le rêve. Si Destiny se refuse à traiter des questions politiques et sociétales que le genre propose habituellement en livre ou au cinéma, je vais bien trouver du réconfort avec la découverte des planètes de notre système solaire. Mais là encore mon aventure se révélera être appauvrie par l'absence d'innovation. De la Lune avec son ancienne station minière, en passant par Mars et ses structures presque humaines, jusqu'à Vénus et ses ruines superbes mais linéaires ; les environnements de Destiny ne parviennent jamais à me provoquer un sentiment d'émerveillement. Propres visuellement, ceux-ci se bornent à me proposer une recette maîtrisée mais déjà bien éculée. Le bestiaire non plus ne s'éloigne pas du conformisme dont fait preuve la direction artistique. Pire même, certaines factions semblent tout droit sortie d'un film de Luc Besson (certaines entités de la Cabale ne sont pas loin de rappeler le Cinquième Elément) .

    Las, l'expérience aurait pu se conclure par un somptueux échec s'il n'y avait pas le gameplay pour sauver l'honneur du titre. Fort de ses années d'expériences sur Halo, le studio en reprend l'essence en l'agrémentant d'un aspect coopératif. A des années lumières du MMOFPS avec ses cartes instanciées (conséquence probable de la limite des consoles de l'époque) , Destiny propose néanmoins de croiser de parfaits inconnus dans les terres désolées comme dans les lieux de repos, ainsi qu'une large gamme de contenu pour un groupe d'ami désireux de vivre une aventure commune. Mieux, les raids, qui se décomposent en plusieurs étapes avec une strat propre à chacune d'elle et des patterns à apprendre, dont la difficulté va crescendo, jouables à 6 joueurs, sont aussi exigeants qu'amusants. A cette déconvenue près que les nombreux glitchs viennent en gâcher l'aspect concurrentiel, et que la course à l'équipement ne plaira qu'aux amoureux du grind hardcore.


    « Nous voulons que les gens perçoivent l'univers de Destiny au même titre que celui du Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou Star Wars. »
    Pete Parsons, directeur de studio chez Bungie
    Finalement, cette phrase prononcée en 2013 résume peut-être à elle seule l'échec d'un studio qui n'aura pas su atteindre ses ambitions. Pire même. Au regard de l'absence d'innovation véritable dans la création de l'univers et d'un gameplay qui s'appuie sur des mécaniques créées depuis longtemps, la proposition de Destiny premier du nom ne me semble pas correspondre à l'idée que l'on se fait d'un jeu disposant d'un demi-milliard de dollars pour sa conception. Quant à savoir d'où cet échec tire sa genèse, il est probable que nous n'en aurons jamais les tenants et aboutissements. Néanmoins, si l'histoire démontre des tensions entre le studio & l'éditeur (on se souvient notamment du différent entre Marty O'Donnell, compositeur historique du studio siégeant au conseil d'administration,  et Activision lors de l'E3 2013 se soldant par le licenciement de celui-ci) , c'est à Bungie lui-même et à son incapacité à régler les dissensions avec ses écrivains que l'on doit la pauvreté du scénario et une si mauvaise conception de l'histoire. Entendons-nous bien, le jeu de Bungie oscille entre le moyen et le très bon et certaines de mes 600 heures passées dessus ont été géniales, mais l'on ne peut que regretter un classicisme trop visible. D'autant plus que le studio avait toutes les cartes en main pour faire de Destiny une œuvre de référence du genre, et le début d'une franchise à succès.
    Publié le 2 janv. 2021 à 14:56, modifié le 3 janv. 2021 à 12:29
    2 personnes ont trouvé cette critique utile.
  • 18 juil. 2021
    3 personnes sur 3 ont trouvé cette critique utile.
    1972, dans une prison américaine. A Way Out nous fait suivre le récit de Leo et Vincent, deux personnages que l'on croirait extirpés d'un film de gangsters des années 70, que chaque joueur aura le choix d'incarner au fil de l'aventure. Les deux taulards vont se rencontrer totalement par hasard et se découvrir un but commun : s'évader. En raison de cette rencontre fortuite et de l'espoir naissant qui en découle, nos deux protagonistes vont partager leurs ressources propres afin de tenter de s'extirper de cette cage aux barreaux d'aciers.

    C'est à un certain Josef Farès que l'on doit le scénario et la réalisation d'A Way Out. Déjà à l'oeuvre dans Brothers: A Tale of Two Sons, le leitmotiv du monsieur se dessine clairement lorsqu'on regarde ses oeuvres passées et celles à venir : le jeu en coopération. Dès lors, il n'est pas étonnant de découvrir que A Way Out ne déroge pas à la règle et propose de jouer à une campagne uniquement en coopération (locale ou en ligne) . Mieux. L'écran splitté dynamique et omniprésent revêt une importance particulière pour l'expérience coopérative. En permettant d'apprécier en permanence les actions de son partenaire et de lui venir en aide si nécessaire, A Way Out nous plonge pleinement dans cette aventure. Plus prosaïquement, nos réflexions participent autant que nos actions à notre but commun, et l'on se surprend à vivre l'évasion comme si nous y étions.

    Cette immersion, renforcée par l'amitié naissante entre les deux protagonistes, une musique certes discrète mais servant bien l'action et un rythme évitant l'ennui, font du titre une excellente expérience narrative, et une habile proposition coopérative. Bien que n'offrant que peu de liberté dans les actions, la force des transitions et les plans très cinématographiques l'emportent à mon sens sur le dirigisme du titre pour faire de A Way Out bien plus qu'un jeu vidéo : une oeuvre qui mélange à merveille les genres pour devenir vectrice d'émotions. Un must-have à découvrir avant la prochaine itération de Josef Farès et du studio Hazelight à venir : It Takes Two.
    Publié le 31 déc. 2020 à 16:04, modifié le 18 juil. 2021 à 14:12
    3 personnes ont trouvé cette critique utile.
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