Découverte de la Paris Games Week 2025

À l'approche de la fin du mois d'octobre, on peut voir apparaitre, comme tous les ans, à proximité du parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris les affiches pour le Salon du Chocolat. Cependant, c'est bien la Paris Games Week dans les pavillons juste à côté qui nous intéresse ici, bien plus grosse mais réservant sa communication à nos écrans. Cette année, elle se déroule du 30 octobre au 2 novembre, avec toujours une soirée « avant-première » la veille de l'ouverture, qui nous permet de vous proposer ce tour d'horizon.

Comme à l'accoutumé, afin de poser le contexte, je vous propose de vous remémorer l'édition de l'année dernière et également de découvrir l'agencement général du salon.

Plan - Hall 1
Plan - Hall 2

Cette 14e édition du salon est marquée par son organisation par une nouvelle équipe. Ca se traduit ici par l'absence de plans imprimés en papier distribués aux visiteurs, ce qui est une bonne chose, mais aussi par une absence de plan au format numérique disponible facilement en ligne, ce qui est dommage. Et on a aussi le droit à quelques plans affichés dans le salon, trop rares, et pas nécessairement aux emplacements où ils seraient les plus efficaces.

On peut néanmoins voir sur les photos ci-dessus que le salon n'est plus présent que sur deux halls au lieu des trois de l'année dernière. On ne peut pas le voir sur les photos, mais le salon utilise cette année en plus le Dôme de Paris, une grande salle de concert située entre le hall principal et l'entrée du parc des expositions de la Porte de Versailles où se situe le salon. De plus, difficile de s'en rendre compte à partir des plans, mais le hall 1 est mieux rempli que l'année dernière.

Une autre constatation qu'on peut faire à partir de ces plans, c'est qu'ils ont déplacé beaucoup de choses dans le but de fonctionner davantage par pôles. Dans les faits, les pôles ne sont pas aussi stricts que sur le plan et on va tout de même trouver quelques boutiques au sein des pôles gaming, sans trop d'abus. Et on va aussi avoir quelques sous-pôles au sein de ces pôles principaux, permettant de rapprocher les stands aux thèmes similaires, ce qui est finalement assez pratique pour naviguer dans ce grand hall.

Hall 1

Par contre, avec cette organisation, si le hall 2 était un lieu de passage stratégique entre les hall 1 et 3 les années précédentes, on se retrouve cette année avec un regroupement de tous les stands de vendeurs de nourriture et tous les vendeurs de produits "geek" qui n'ont pas eu la chance de pouvoir aller dans le hall 1, comme ostracisés, tenus à l'écart du passage des visiteurs du salon. D'autant que pour aller du hall 1 au hall 2, il faut prendre un grand escalier, puis traverser une grande passerelle, avant d'arriver au second hall, enfin découvrir ce qu'il y a et repartir. D'autant plus qu'il n'y pas grand chose qui encourage à faire le déplacement, aucune décoration, on a l'impression de quitter le salon en y allant.

Dans les faits, le salon c'est le hall 1 et le Dôme de Paris. Et le Dôme de Paris est la meilleure innovation de cette nouvelle édition. Non pas car avoir une scène et des fauteuils en dur permettent un meilleur confort que la grande scène du hall 3 des années précédentes, mais parce que c'est l'occasion de proposer, en plus des animations habituelles, des concerts (contre un supplément). Tous n'ont pas de liens directs avec le jeu vidéo (comme Big Flo et Oli) et s'inscrivent plus dans la culture pop avec laquelle cette nouvelle édition cherche à renouer.

À côté de ça il y a un concert symphonique de musiques de jeux vidéo variés et un autre spécifique à Clair Obscur: Expedition 33. Et on peut constater que les visiteurs se sont arrachés les billets pour le concert de Clair Obscur alors qu'il reste des places au moment où j'écris ces lignes pour le concert de Big Flo et Oli. Mais l'idéal à mes yeux pour les éditions futures serait d'avoir régulièrement tout au long du salon des mini-concerts de musiques de jeux vidéo afin qu'un maximum de visiteurs puissent en profiter. Ce serait une expérience qui mériterait clairement le détour.

Sur ce, je vous propose de revenir au hall 1 et se concentrer sur le cœur de ce que l'événement parisien a à nous proposer.

Playstation Games Week

Je continue ce titre nul par tradition. Mais on ne peut pas vivre indéfiniment dans le déni et commencer à envisager de faire le deuil de certains stands emblématiques du salon et qui ne sont plus. Le plus important de ceux là est bien entendu le stand Coca-Cola, qui distribuait gratuitement des mini-canettes du soda américain. Ensuite vient le stand Farming Simulator, dont la taille et la décoration du stand semblaient démesurés au regard du jeu (ils venaient avec un TRACTEUR !). Finalement, il y a le stand Playstation. Longtemps le cœur du salon, il a peu à peu réduit la voilure pour finalement n'être présent que grâce à la présence d'un jeu - Ghost of Yotei cette année - sur un stand de la Fnac. Le stand est vraiment beau, mais on ne peut s'empêcher de constater la baisse des moyens déployés par rapport à Astrobot l'année dernière (toute la passerelle entre les halls 1 et 2 était décorée aux couleurs d'Astrobot).

Fnac - Playstation

Bref, alors que le stand Playstation était le plus gros, sa place est désormais occupée par une boutique et surtout le stand Capcom qui en a profité pour s'étaler un peu plus. Et de façon plutôt réussie.

Les gros

J'ai l'habitude de commencer par le stand de Nintendo qui est juste à l'entrée mais je vais plutôt débuter cette fois par le centre. Au milieu du salon, on a donc Capcom qui vient avec peu de jeux mais quels jeux : au recto, on découvre ainsi les attendus Pragmata et Resident Evil: Requiem ; au verso, on se plonge dans l'univers de Monster Hunter avec un petit bout dédié à Monster Hunter Wilds lorsque le reste est réservé à Stories 3.

Capcom (1)
Capcom (2)

En traversant l'allée, on tombe sur le stand de Bandai Namco, avec une partie réservée à leurs propres jeux et l'autre aux jeux qu'ils distribuent. On trouve ainsi pour la première catégorie Towa and The Guardians of the Sacred Tree, My Hero Academia: All Justice, Little Nightmares III et la version Switch 2 de Dragon Ball Sparking Zero. Dans l'autre, on a Nioh 3, Rematch, Cronos: The New Dawn et les versions Switch 2 de Cyberpunk 2077 et Final Fantasy VII: Remake Intergrade (seule présence de SquareEnix sur le salon).

Bandai Namco (1)
Bandai Namco (2)
Bandai Namco (3)

En continuant un peu plus loin, on arrive sur un stand moitié Xbox, moitié Asus (enfin "moitié"... Asus a clairement la part du lion ici), mettant à profit le récent partenariat ayant engendré la sortie des ROG Xbox Ally (X). Si ce PC handheld est la star de ce stand double, Asus en profite pour présenter ses autres produits et Xbox en profite pour présenter ses jeux, à commencer par The Outer Worlds 2.

Playstation n'est pas le seul à avoir un partenariat avec la Fnac. Un peu plus loin, on peut ainsi croiser un stand dédié à Call of Duty: Black Ops 7. Permettant à Xbox d'avoir un peu plus de présence.

XBox - ASUS
Call of Duty

En se dirigeant vers l'entrée pour finir ce premier tour, on tombe sur le stand un peu décevant de Ubisoft. Décevant car ils ont des jeux à montrer, comme Star Wars: Outlaws récemment arrivé sur Switch 2 ou Avatar qui va prochainement recevoir une extension (et une vue à la troisième personne un peu après), mais ils ne présentent que Anno 117: Pax Romana.

Ubisoft

On termine du coup ce tour des "gros" avec Nintendo qui avait tendance à présenter un peu la même chose tous les ans et qui non seulement a pu renouveler sa ludothèque avec la Switch 2 mais en plus a une actualité assez riche en cette fin d'année. On a le droit ainsi à Mario Kart World, Donkey Kong Bananza un peu moins excitant car sortis il y a quelques temps. Légendes Pokémon : Z-A qui vient de sortir, avec son lot de polémiques. Mais c'est aussi l'occasion de s'essayer à Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau, Metroid Prime 4: Beyond et Kirby Air Riders. On retrouve aussi d'autres jeux comme Super Mario Galaxy, Hadès II, Hollow Knight: Silksong... et, probablement plus intriguant, Resident Evil: Requiem, ne serait-ce que pour se rendre compte de ce qu'ils sont capables de faire techniquement pour le portage d'un tel jeu sur Switch 2.

Nintendo (1)
Nintendo (2)
Nintendo (3)

Sinon ?

Les grossophobes ne sont probablement pas très contents de ce qui a été abordé pour le moment. On va leur faire plaisir et repartir pour un tour.

Derrière Nintendo, on a cette année le retour de EVA, cette société qui propose dans plusieurs salles à travers la France (et même le monde !) des sessions de jeux en réalité virtuelle dans des salles pensées pour permettre le mouvement dans le jeu. Oui, ce sont juste des grandes salles vides et la réalité virtuelle fait le reste. Mais le jeu est pensé pour utiliser cet espace et faire réellement se déplacer le joueur plutôt que de le laisser immobile pendant que seul son avatar se déplace. Et, la nouveauté présenté cette année, est une course de kart avec les joueurs propulsés par un kart hoverboard.

EVA

On arrive ensuite au pole PGW Family, rangé dans un coin du hall, avec des stands montrant des jeux adaptés pour tous, le stand PédaGoJeux toujours présent pour aider les parents à mieux comprendre les jeux vidéo de leurs enfants (mais réduit à peau de chagrin cette édition) et tout un tas de solutions pour aider les personnes en situation de handicap à profiter au mieux de ce loisir.

PédaGoJeux

Si on saute dans le coin tout au fond, on arrive cette fois au pôle PGW Pop Culture. Derrière ce nom étrange se trouve essentiellement deux sous-pôles qui sont franchement cools (c'est subjectif, mais je l'assume). Tout d'abord un espace dédié aux jeux de cartes : Magic the Gathering (avec Wizard of the Coast venu présenter en plus qu'avant-première son set Avatar : Le dernier maitre de l'air qui sortira le 21 novembre), Lorcana, Pokémon ou encore Riftbound (le jeu de carte League of Legends sorti plus tôt cette année). En passant, on peut voir le stand de Playin, la principale boutique sur Paris où aller jouer à Magic (ainsi que d'autres jeux de cartes mais aussi tout un tas de jeux de société), qui a amené quelques produits à vendre, dont quelques cartes Magic notables à acheter à l'unité, dont un petit Lotus Noir.

Magic The Gathering
Playin
TCG
Lorcana

L'autre sous-pôle qui vaut le détour est l'espace dédié au cosplay. Tous les univers s'y côtoient mais ça ne manque pas pour autant d'impressionner par tout le talent et la créativité qui y sont déployés.

Cosplay (1)
Cosplay (2)

Finalement, dans le dernier coin, on trouve les stands des écoles dédiés à former aux nombreux métiers du jeu vidéo mais surtout l'espace à nouveau partagé par l'association Women in Games, dédiée à encourager la mixité dans l'industrie vidéoludique, ainsi que l'espace "Made in France" mis en place pour permettre à des studios français de profiter de conditions économiquement avantageuses pour être présents au salon et promouvoir les créations locales. Et si les années précédentes cet espace donnait un peu un sentiment d'être un clapier (sauf pour quelques rares privilégiés), cette année les conditions paraissent un peu plus correctes et les exposants ne semblent plus se retrouver à marcher sur les pieds du voisin chaque fois qu'ils se retournent.

Made In France
Made In France - WiG

C'est également dans ce coin qu'on peut trouver le stand de NCsoft, venu présenter Limit Zero Breakers.

NCsoft

Conclusion

Bien entendu, ces petits tours du salon ne sont pas du tout exhaustifs. Il y a des stands dont je n'ai pas particulièrement relevé la présence et d'autres qu'on remarque mais que je n'ai pas non plus cherché à forcer leur présence dans cet article déjà bien assez long. Une visite du salon sera l'occasion de relever tout ce que j'aurais oublié dans ces lignes.

Mais, globalement, j'ai été agréablement surpris par cette nouvelle édition. Tout n'est pas parfait. J'ai eu un peu peur en constatant la disparition d'un hall, mais je trouve qu'une grosse partie de ce hall disparu n'était pas intéressant. Notamment, ils avaient pris l'initiative qui m'a toujours paru un peu hypocrite de mettre du sport dans le salon, comme dans une volonté de donner une meilleure image du "gamer" mais les gens ne viennent pas à ce genre de salons pour ça. Réorienter à la place vers la "pop culture" (jeux non vidéo, streams, musiques...) est à mes yeux bien plus intéressant et pertinent.

Je ne suis toutefois pas totalement convaincu de la nouvelle tentative de rendre l'avant-première publique. Est-ce qu'on peut vraiment dire que le salon commence le 30 si n'importe qui peut y aller dès le 29 (contre un supplément de prix) ? Le côté positif est que les studios ont eu moins tendance à proposer un cocktail pour leurs inviter, permettant d'accéder plus facilement aux différents jeux comme il y a moins de stands partiellement réservés à ces festivités.

Dans tous les cas, il est important de relever que l'actualité vidéoludique est bien plus intéressante que celle de l'année dernière à la même époque. On a grâce à cela à se mettre sous la dent des jeux qui viennent de sortir, des jeux qui vont sortir d'ici la fin d'année, des jeux qui vont sortir en début d'année prochaine... Avec même dans le lot des démos inédites. Bref, un salon qui a l'opportunité de faire ce qu'on en attend.

Gendarmerie
Source : https://www.parisgamesweek.com/fr

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