Les testeurs de Zenimax appelés à voter pour ou contre la syndicalisation
Après les testeurs de Raven Software, Keywords Studios ou Blizzard Albany, les 300 testeurs du groupe ZeniMax votent pour (ou contre) la création d'un syndicat – sans hostilité de la maison-mère Microsoft. Ils militent notamment contre le crunch.
La syndicalisation des testeurs a-t-elle vocation à se généraliser dans l’industrie américaine du jeu vidéo ? Peut-être. Si les syndicats n’ont jamais été très présents dans le milieu vidéo ludique, les testeurs du département d’assurance qualité (QA) de Raven Software ouvraient néanmoins la voie en mai dernier en votant la création d’un syndicat au sein du studio, contre l’avis de leur maison-mère Activision Blizzard ; ils étaient suivis par ceux de Keywords Studios le mois suivant ; et voici quelques jours, les testeurs de Blizzard Albany suivaient le même chemin (là encore, malgré l’hostilité d’Activision Blizzard qui faisait campagne pour bloquer la création du syndicat).
Aujourd’hui, ce sont les 300 testeurs du groupe Zenimax (qui réunit Bethesda ou encore ZeniMax Online Studios) qui sont appelés à se prononcer sur la création ou non d’un syndicat au sein de la société, dans le cadre du programme « CODE » des Communications Workers of America (CWA) – une campagne de syndicalisation initiée début 2020 par spécifiquement à destination de salariés de l’industrie américaine du jeu vidéo.
Les testeurs de ZeniMax (répartis dans les studios de Hunt Valley et de Rockville dans le Maryland, et à Austin et Dallas au Texas) ont quatre semaines pour se prononcer. En attendant de découvrir le résultat du scrutin, on retient surtout que ZeniMax et sa maison-mère Microsoft s’imposent une stricte neutralité dans le processus. En d’autres termes, les directions des deux groupes ne s’opposeront pas à la création du syndicat au sein de l’entreprise – on se souvient que Microsoft avait exprimé publiquement cette position de neutralité, avant de la formaliser dans le cadre d’un accord avec les CWA.
Si la création du syndicat est votée, les salariés des départements de test de ZeniMax auront la possibilité de défendre leurs conditions de travail, notamment en termes de rémunérations (jugées inférieures dans l’industrie du jeu au regard d’autres secteurs du développement) et de promotions hiérarchiques. Ils pourront surtout aussi participer à la définition des plannings de production au sein des studios, car sans surprise, le crunch est manifestement la première motivation des salariés à se syndiquer – dans les colonnes du New York Times, certains employés de ZeniMax Online travaillant sur The Elder Scrolls Online indiquent par exemple faire des heures supplémentaires « volontairement » mais que de nombreux salariés se sentent obligés de les accepter sous la pression de la direction.
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| Activités | Aucune |
|---|---|
| Création |
Juillet 2007 |
| Pays d'origine | États-Unis d'Amérique |
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