My.Games prépare son « store monétisable »

Le groupe russe My.Games prépare sa boutique de ventes en ligne de jeux, ouverte sur le marché russe et intégrant des options permettant aux joueurs de monétiser leurs activités ludiques (à base de ventes d'objets et de monétisation de streams).

Si la vente en ligne de jeux reste à l’évidence dominée par Steam (au moins en terme de volume de jeux disponibles sur la plateforme), de plus en plus d’acteurs entendent manifestement concurrencer cette domination, plus ou moins frontalement – les uns en proposant des boutiques alternatives, les autres en imaginant des modèles alternatifs (à base d’abonnement notamment).
Dans ce contexte déjà très concurrentiel, le groupe russe My.Games entre dans la danse et proposera son « My.Games Store » d’ici à la fin de l’année – à la boutique fait actuellement l’objet d’un bêta-test.

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On le sait, le groupe My.Games revendique déjà des activités d’éditeurs et franchit donc une nouvelle étape, invitant les développeurs indépendants et les éditeurs à distribuer leurs jeux « free-to-play ou premium » sur sa plateforme (contre une commission de 30% que se réverse My.Games).
Comment se démarquer de l’offre déjà existante ? My.Games met en avant deux arguments (de poids ?). D’abord, pour les studios, le My.Games Store est présenté comme une porte ouverte sur le très lucratif marché russe : la plateforme sera accessible aux joueurs du monde entier, mais est conçue nativement pour les joueurs russes et les studios (notamment occidentaux) pourraient y voir l’occasion de distribuer facilement leur production en Russie et CEI (voire au-delà puisque My.Games travaille aussi avec des studios asiatiques, et notamment chinois). Ensuite, pour les joueurs, cette boutique intègre aussi des options de monétisation : les joueurs pourront y « vendre de façon sécurisée » des objets in-game contre des devises bien réelles, et la plateforme intègre également l’outil Donation Alerts qui permet aux streamers de monétiser le contenu vidéo auprès des spectateurs. Autant d’options qui doivent permettre aux joueurs de tirer profit de leurs activités « ludiques ».

Ces options suffiront-elles à imposer le My.Games Store face à la concurrence ? L’avenir le dira, mais à l’heure où les options de monétisation (la vente d’objets virtuels) sont dans le collimateur des autorités de régulation de nombreux pays européens qui y voient une forme de jeu d’argent (notamment quand les joueurs peuvent revendre et tirer un profit de leurs objets in-game), certains studios pourraient être enclins à vouloir distribuer leurs jeux en Russie, où la législation est (pour l’instant) plus souple que dans bon nombre de pays occidentaux, et sur une plateforme qui encourage ce type de pratiques. Au moins sur un plan économique, le My.Games Store pourrait réussir à en appâter certains.


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