GCO 2009 : Le jeu venu d'Orient

Pour sa première édition dans sa forme actuellement, la Games Convention Online (GCO) se focalise sur le jeu en ligne dans une relative indifférence. Un salon allemand qui marque néanmoins l’arrivée en Europe des principaux acteurs phares de l’industrie du jeu vidéo d’Asie et envisage le jeu vidéo de demain totalement en ligne.

On se souvient de la lutte fratricide qui opposait les salons teutons. D’un côté du ring, la ville de Leipzig, qui accueillait la Games Convention depuis 2002 et était devenu le premier salon européen du jeu vidéo grâce à ses quelque 200 000 visiteurs l’année dernière venant de 25 pays. De l’autre, la ville de Cologne, soucieuse de s’approprier un salon devenu trop gigantesque pour les (petites) infrastructures de Leipzig.
Résultat du match : Cologne crée sa GamesCom (qui se déroulera la semaine prochaine du 19 au 23 août prochain avec le soutien des principaux professionnels du jeu) et Leipzig inaugurait sa première Games Convention Online il y a quelques jours (du 31 juillet au 2 août), dans une relative indifférence, avec l’ambition de se concentrer sur le jeu en ligne, le jeu sur navigateur Internet et sur téléphone mobile.

GCO 2009 : Le jeu venu d'Orient
Logo GCO

Pour cette (presque) première édition, la Games Convention Online (GCO) a accueilli 43 000 visiteurs venus voir les 74 exposants (notamment coréens, invités d’honneur de cette GCO 09) et leur « cinquantaine d’avant-premières ». Un résultat modeste au regard des antécédents du salon de Leipzig, mais pondéré par les organisateurs : le site de la manifestation a attiré plus de 500 000 visiteurs en ligne (la « principale cible du salon »). Le résultat est jugé suffisamment satisfaisant pour déjà annoncer une nouvelle édition en 2010.
Mais au-delà des chiffres que peut-on retenir du salon ? D’abord que les acteurs coréens et chinois du jeu en ligne s’intéressent manifestement de plus en plus au marché européen. Ensuite, que l’avenir du jeu vidéo est en ligne, mais peut-être pas pour les raisons qu’on croit de prime abord.

Quand l’Asie s’intéresse à l’Europe

On le sait, l’Asie est le premier producteur de MMOG. Les studios de développement y sont nombreux et de nouveaux titres y sortent chaque semaine ou presque. Au point que les exploitants européens allaient régulièrement y faire leur marché. Nombre sont aujourd’hui les jeux coréens ou chinois à avoir été traduits (souvent en anglais) et à être exploités en Europe - avec plus ou moins de succès.

De toute évidence, aujourd’hui, la donne a changé. Les principaux acteurs asiatiques ont découvert l’Europe et entendent manifestement se passer des éditeurs européens pour exporter leurs jeux sur le vieux continent. Nexon (MapleStory, Combat Arms) et NCsoft avaient ouvert la voie. Webzen (Soul of the Ultimate Nation), nDOORS (Atlantica Online, présenté pour la première fois en Allemand lors de la GCO) ou encore NHN (Huxley promis aux Etats-Unis sur le portail Ijji, Karos Online qui fait l’objet d’une sortie localisée simultanée partout dans le monde, notamment en Europe... en attendant Continent of the Ninth ou TERA).

World of Warcraft a montré que le succès commercial d’un MMO passe par une exploitation mondiale (aujourd’hui, on compte autant de joueurs de WoW en Occident qu’en Asie). Dans le sens inverse, NCsoft adopte le même modèle avec Aion (un jeu coréen qui rencontre un succès commercial local, mais conçu pour plaire aussi en Occident où il est manifestement très attendu). A l’évidence, ils font des émules.
Les développeurs d’Asie du Sud-est étaient largement présents lors de la GCO de Leipzig, avec des MMO pleins leurs bagages en vue de conquérir le « nouveau marché » européen. C’est sans doute le premier enseignement de cette GCO : le jeu en ligne coréen, triple A et original, débarquent en Europe exploité par des coréens eux-mêmes.

GCO 2009 : L'avenir du jeu vidéo est en ligne
Sommaire :
  1. GCO 2009 : Le jeu venu d'Orient
  2. GCO 2009 : L'avenir du jeu vidéo est en ligne

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