Free Realms, entre réseau social et MMO

L'E3 2008 s'avère ne pas être un très grand cru en matière de MMORPG. Pour autant, Sony Online Entertainment a profité de l'occasion pour dévoiler les grandes lignes de Free Realms. Un « pack à thèmes » virtuel fait d'exploration et de mini jeux, mêlant classiques du MMO et réseau social.
Distribué gratuitement, sur PC et console, Free Realms apparaît comme un projet hybride, signé par un géant de l'industrie du MMO... Zoom sur ce projet atypique en attendant sa sortie en septembre prochain.

A en croire Sony, la console la plus à même de répondre aux attentes des joueurs de MMOG est la PlayStation 3. Et le développeur comptait bien le démontrer au cours de l'E3. Malgré un Fan Faire dans moins d'un mois (la convention annuelle des joueurs de Sony Online Entertainment débutera le 14 août prochain), SOE a profité de l'E3 pour dévoiler quelques pans de ces MMO pour la PS3 : The Agency (que l'on connaît déjà un peu), DC Universe Online (que l'on peine à classer parmi les MMO) et Free Realms, projet atypique en occident s'adressant aux joueurs occasionnels, distribué gratuitement sur PC et console, sans une once de grind et, chose extraordinaire dans l'industrie vidéo ludique, dont le développement est confié à une femme (Laralyn McWilliams en est la lead game designer).
Zoom sur ce projet original, qui préfigure (peut-être) l'avenir du MMO.

Accessibilité, souplesse et communauté

Les réseaux sociaux et le jeu en ligne occasionnel sont actuellement au centre de toutes les discussions. Face aux MMORPG traditionnels, souvent chronophages et relativement hermétiques au grand public (que sont les 10 millions d'abonnés de World of Warcraft face aux centaines de millions d'internautes utilisant des applications sociales et ludiques comme Facebook, MySpace ou YouTube ?), les professionnels de l'industrie vidéo ludique entendent manifestement proposer des jeux plus accessibles et imposant moins de contraintes de gameplay, tout en conservant les bases communautaires du MMOG.
C'est le credo de Free Realms : des graphismes ronds et colorés, la possibilité de progresser sans tuer le moindre monstre, des avatars totalement personnalisables ou encore la faculté de changer de classes à tout moment et sans restriction. Un leitmotiv : s'amuser en ligne, seul ou à plusieurs, via des minis jeux accessibles depuis l'univers de jeu ou le Web.

Pour ne pas rebuter les joueurs les plus impatients, les mini-jeux (des puzzles et autres Tetris-like, entre autres) sont accessibles en un clic dès la page de chargement du MMO. Aucun déplacement laborieux dans un univers trop grand, donc. Et point de temps mort, surtout.
Pour SOE, le joueur n'a pas de temps à perdre. Il doit pouvoir s'amuser immédiatement (et accessoirement jouer quelques minutes durant sa pose déjeuner). Les contraintes de gameplay sont ici réduites à portion congrue.

Un jeu accessible, mais qui n'en reste pas moins communautaire. Free Realms s'inspire aussi des réseaux sociaux. Le joueur dispose d'un espace et d'un profil, peut consulter celui des autres joueurs et identifier aisément ceux avec lesquels il a le plus d'affinités. Le jeu dispose aussi, comme dans tout bon MMO qui se respecte, d'un mécanisme de listes d'amis, voire un peu plus. Chaque « ami » peut par exemple être rejoint d'un clic où qu'il se trouve dans l'univers de Free Realms. Là encore, pas de temps à perdre en vain déplacement.
Se voulant résolument communautaire, Free Realms repense également le système de guildes, pour en faire des cercles de connaissances et des clubs. Les joueurs peuvent fonder ou adhérer à plusieurs cercles (regroupant des amis, la famille ou autres - FR est un jeu familale, parents et enfants doivent pouvoir jouer ensemble), ainsi qu'à des clubs selon leur centres d'intérêt (les chiens, les ninjas, etc. pour reprendre les exemples confiés par Laralyn McWilliams, la lead game designer de Free Realms, au blog Massively durant l'E3)...

L'habit fait le moine

La première étape incontournable dans le jeu sera néanmoins la création du personnage. Dans Free Realms, elle se limite peu ou prou à définir sa race (dans un premier temps, uniquement un humain ou une pixie, membre d'un peuple féerique - plus tard, des nains, elfes et des créatures bestiales seront disponibles également). Et comme dans toute communauté socialisante, il faudra définir une apparence unique (ou presque) pour son avatar. Selon Laralyn McWilliams, le joueur pourra créer un ersatz de « merlin avec son chapeau, mais si [le joueur] ne le trouve pas assez cool, il pourra en faire un magicien façon Harry Potter » en quelques clics...

Free Realms, progression et modèle économique
Sommaire :
  1. Free Realms, entre réseau social et MMO
  2. Free Realms, progression et modèle économique

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