Free Realms, progression et modèle économique

Le changement d'apparences est d'autant plus au coeur de Free Realms qu'il détermine aussi les capacités du personnage. Le jeu intègre quelques classes : magicien, ninja, guerrier, etc. mais aussi des occupations plus pacifistes comme mineur ou cueilleur. Dès qu'elles sont débloquées, toutes ces classes sont accessibles à tout moment et le joueur en change d'un clic. Le personnage a besoin de quelques capacités de ninja (lancer des shurikens ou attaquer sournoisement) ? Il lui suffit d'enfiler le costume approprié. Il préfère lancer des sorts ? Un changement d'équipements et un monde magie s'ouvre à lui. Afin d'offrir toujours plus de liberté aux joueurs, SOE promet déjà des centaines de combinaisons différentes. Free Realms est aussi un jeu d'exploration et s'adressant aux collectionneurs : on collectionne les contacts et les amis, mais aussi les objets.
Des objets de plus en plus impressionnants graphiquement au gré des niveaux accumulés. Selon Laralyn McWilliams, ce « signe extérieur de puissance », visible par tous, doit être représentatif des exploits du joueur et contribuer à la dimension sociale et communautaire du jeu.

Combats et progression

Free Realms se distingue de la plupart des MMOG actuellement disponibles par son système de combat... optionnel. Pour Laralyn McWilliams, « le combat est simplement l'un des mini jeux » de FreeRealms. Le joueur pourra explorer l'univers du jeu sans danger, il ne sera jamais attaqué par un monstre sans l'avoir préalablement choisi.
Le gain de niveaux repose essentiellement sur l'exploration et les mini-jeux (des puzzles, par exemple). Et parmi ces mini-jeux, ceux le souhaitant pourront braver les « zones dangereuses » (signalées comme telles) pour affronter les monstres qu'elles renferment. Instanciées, ces zones sont ouvertes à un joueur seul ou aux groupes et proposent des challenges guerriers aux concurrents les plus belliqueux (le combat prend la forme d'une courte mission).

Que ce soit dans le cadre de missions de combats ou de mini jeux plus pacifistes, les vainqueurs reçoivent une « étoile » en guise de points d'expérience. L'étoile permettra d'acquérir niveaux et nouvelles compétences dans une classe ou l'activité associée au mini jeu récemment surmonté... Une progression simple et souple. Le joueur n'est pas cantonné à une unique classe. John Smedley, CEO de Sony Online Entertainment, présentait Free Realms comme le jeu dans lequel le joueur pouvait incarner un guerrier un jour et un magicien le lendemain s'il le souhaitait.
D'autant plus souple que les épreuves de mini jeux seront accessibles aussi hors du jeu, directement en ligne (au bureau). Les étoiles et points d'expérience gagnés pourront être attribué lors de la prochaine connexion au jeu (le soir, une fois rentré chez soi).

Plateforme et modèle économique

Free Realms devrait se dévoiler en septembre prochain en bêta-test pour une sortie prévue début 2009 sur PC. Une version pour PS3 est manifestement annoncée également « mais plus tard ».
On comprends que le portage sur la console de salon de Sony puisse être problématique compte tenu du modèle économique et de distribution retenu pour le jeu. Free Realms se veut un MMO « free to play », distribué en ligne gratuitement mais reposant sur un modèle économique hybride, peu fréquent sur console.

Si la base du jeu est gratuite, les joueurs le souhaitant pourront souscrire une abonnement mensuel (dont le montant n'est pas arrêté) ouvrant la voie à des zones ou options supplémentaires. A en croire Laralyn McWilliams, les abonnés pourront par exemple acquérir un animal de compagnie virtuel alors que les non abonnés devront se contenter de jouer avec les animaux d'autres joueurs.
Un mécanisme de commercialisation d'objets virtuels devrait également venir se greffer au modèle économique de Free Realms. Classiquement dans les jeux « free to play », le joueur pourra échanger des devises virtuelles contre de l'argent bien réel afin d'acquérir les objets tant convoités. Free Realms s'adressant notamment à un public familiale (parents et enfants jouant ensemble), le titre devrait également intégrer un système d'argent de poche permettant aux parents de financer les dépenses (pas si virtuelles) de leur progéniture.
Laralyn McWilliams et John Smedley concèdent néanmoins que le contenu de la boutique n'est pas définitivement arrêté à ce jour. La collecte de trésors étant un pan majeur du gameplay du jeu, la boutique ne peut les distribuer uniquement aux joueurs plus fortunés.

Au regard du contenu du jeu et de son développeur (un poids lourd de l'industrie occidentale du MMO, sans doute moins soumis à des contraintes budgétaires que nombre de concepteurs traditionnels de jeux occasionnels), on peut se demander si Free Realms préfigure de l'avenir du MMO.
Free Realms inaugure manifestement un nouveau genre de MMO assumant pleinement des aspirations de « parcs à thème » virtuels : simplification à l'extrême, accessibilité large (tant technique que dans le contenu) et « fun » immédiat apparaissent comme les points d'orgue d'un projet adressé au grand public - jeune ou moins jeune, jouant sur PC ou console, féru de réseau social ou de jeu en ligne.

Free Realms, entre réseau social et MMO
Sommaire :
  1. Free Realms, entre réseau social et MMO
  2. Free Realms, progression et modèle économique

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