Un regard sur End of Nations

End of Nations, le jeu de stratégie en temps réel de Trion Worlds (Rift, Defiance), s'annonce en bêta-test privé en Occident. Nous revenons sur les principales originalités de gameplay de ce MMORTS.

Un regard sur End of Nations
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De longue date, le jeu de stratégie en temps réel a pleinement trouvé sa place en ligne. Et pour cause, de CivNet au premier StarCraft (entre autres), la forme compétitive des jeux de stratégie se prête tout particulièrement aux confrontations de joueurs. Pour autant, l'adaptation du genre au format massivement multijoueur est loin d'avoir connu autant de succès. Quelques titres s'y sont bien essayés (Dreamlords ou encore Dawn of Fantasy dans une moindre mesure) mais avec un succès plutôt relatif.
Aujourd'hui, le groupe Trion Worlds, qu'on connait notamment pour être à l'origine du MMORPG Rift ou prochainement du shooter Defiance, s'associe au studio Petroglyph Games (spécialiste du genre depuis Command & Conquer ou Dune II) pour relever le défi du MMORTS, le jeu de stratégie en temps réel en ligne et massivement multijoueur, avec End of Nations.

End of Nations ? Encore relativement peu connu, ce jeu massivement multijoueur de stratégie en temps réel entend plonger le joueur dans un avenir pas si lointain. Après une longue série de crises économiques, sociales ou politiques provoquées par une cellule secrète de l'ONU et destinées à affaiblir les États, le pouvoir mondial se résume en une unique organisation : l'Ordre des Nations. Bien sûr, cette dernière n'impose son dictat que pour le bien de tous, mais le joueur étant ingrat par nature, refuse cette bonté.
À ce stade, on comprend aisément que ce fameux Ordre des Nations et son formidable potentiel militaire mégalomaniaque sera le principal ennemi du jeu (de la campagne d'End of Nations).
Le joueur endosse dès lors le rôle d'un commandant militaire de l'une des deux factions jouables du MMO, le Front de Libération (souhaitant revenir aux principes de la démocratie et à l'auto-détermination des peuples, adoptant une stratégie franche et brutale) et le Cartel de l'Ombre (un groupe dissident regroupant les déçus de l'Ordre des Nations, misant sur les assauts commandos et stratégiques), et devrez mener le combat au travers d'affrontements multijoueurs et solo, à la mode RTS.
Dans cette optique, les joueurs ont accès à une carte de la Terre divisée en territoires plus ou moins organisés par pays (la Suisse, par exemple, n'existe plus), contrôlés par les diverses factions et proposant des missions de différents types. Le contenu se veut évolutif et les frontières peuvent varier suivant les exploits et humiliations de chaque faction.

Premiers pas dans End of Nations

Comme de coutume, la première étape consistera à créer un commandant (un profil personnel). Le joueur choisit sa faction, puis sa classe (suivant le style de jeu adopté). On accède dès lors à un arbre de compétences, semblable à celui de nombreux MMO, qu'il faudra débloquer au fur et à mesure de la progression en jeu.
Ces compétences donneront aux commandants de nouveaux moyens d'actions sur le champ de batailles : ériger des tourelles en soutien défensif, poser des champs de mines, prodiguer des soins et boosts divers... En février dernier, nous avons eu l'occasion de tester et il n'était alors pas question de pouvoirs passifs (+5% en armure aux unités par exemple), mais pour se déclencher, chaque compétence nécessite de mobiliser des ressources sur le champ de bataille (lors du test, nous n'avons vu aucune capacité gratuite).

Unité spartiate du front de libération : le vulcan

Un chef militaire n'ayant de sens qu'entouré de son armée, la prochaine étape consiste logiquement à recruter des troupes. Le joueur dispose d'un total de points de mobilisation, et il faudra choisir des unités en conséquence parmi celles disponibles (ces dernières évoluant également au gré de la progression en jeu) afin de définir une escouade cohérente et stratégique d'une dizaine d'unités différentes.
Et comme se monter belliqueux n'empêche pas d'avoir du style, il conviendra alors de choisir un « thème d'habillage » pour personnaliser ses troupes. Les plus austères opteront pour un classique camouflage urbain ou déserts, les autres préféreront des habillages plus folkloriques : alimentaires, façon « gruyère » ou « bacon » (pratique si le combat se déroule dans une boucherie) ou psychédélique pour les rescapés de Woodstock sous acide ou aux couleurs de l'amour (mais tout en faisant la guerre) affichant de petits coeurs rouges (notre préféré !), voire carnavalesque...
Une approche loufoque, mais qui ne nuit pas à l'immersion et a l'immense mérite de clairement différencier les unités des différents commandants au premier regard (on évite ainsi ce défaut si pénible de certains jeux de stratégies, comme le récent Game of Thrones: Genesis).
L'amélioration des unités se poursuit ensuite tout au long du jeu. Les vainqueurs de batailles pourront débloquer divers bonus (blindages, lunettes de visées, etc.) augmentant l'efficacité de chaque unité, mais aussi leur prix au sein d'un deck. Mais le coeur de l'action se déroule évidemment sur le théâtre des opérations !

Les champs de batailles et mécaniques stratégiques d'End of Nations

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