Projet « Mango », quand l'Etat subventionne les moteurs de jeux de demain

Selon la ministre Fleur Pellerin, « le jeu vidéo est un secteur diffusant et d'avenir à forte valeur ajoutée » qu'il convient de soutenir. La convention Mango doit contribuer (financièrement) au développement des technologies des jeux de demain.

Projet « Mango », quand l'Etat subventionne les moteurs de jeux de demain

En France, l'industrie du jeu vidéo est dynamique et créatrice d'activités (même si la concurrence d'autres pays est féroce, la France représente le deuxième marché vidéo ludique européen fort d'un chiffre d'affaires de 3,2 milliards d'euros), compte nombre de formations plutôt prisées, et est aussi considérée comme un « secteur diffusant » : les technologies innovantes conçues initialement dans le cadre du développement de jeux sont ensuite réutilisées dans nombre d'autres secteurs (dans d'autres industries culturelles, mais aussi en imagerie médicale par exemple). Raisons pour lesquelles l'Etat entend manifestement soutenir le secteur.

Le 20 décembre dernier, Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l'Innovation et l'Economie numérique, a profité d'une visite des locaux d'Ubisoft à Montreuil pour signer la convention « Mango ». Aux termes de ce projet de recherche et développement, l'Etat entend contribuer (à hauteur de 3,5 millions d'euros) à la conception d'un moteur « destiné à servir de base à une nouvelle génération de jeux pour les prochaines années ». Plus concrètement, une soixantaine de développeurs issus des équipes d'Ubisoft, du CEA et du le Laboratoire d'informatique en image et systèmes d'information du CNRS collaboreront pendant deux ans pour imaginer les technologies innovantes des jeux français de demain (avant d'essaimer dans d'autres filières).
On ignore le résultat de ce partenariat, mais la ministre considère que « le jeu vidéo est un secteur d'avenir à forte valeur ajoutée où la France peut se différencier tant en termes de technologies que de création ». Et à ce titre, le secteur doit être soutenu de sorte que la France reste « l'une des grandes nations du jeu vidéo ». Une prise de conscience qui tranche avec le temps, pas si lointain, où le jeu vidéo était considéré uniquement comme un danger dont il fallait protéger les enfants ? Peut-être.

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