Premier aperçu de la simulation économique Anno Online

Dans la foulée de The Settlers Online, le studio Ubisoft Blue Byte spécialisé dans le développement de jeux en ligne free-to-play signe Anno Online, la déclinaison MMO de la série de simulation économique. À la veille du bêta-tst francophone, zoom sur les principales originalités du titre.

Premier aperçu de la simulation économique Anno Online

Longtemps, Ubisoft a accusé un lourd retard en matière de jeux en ligne et de titres free-to-play, au point de proposer une offre quasi inexistante sur un secteur pourtant en pleine croissance et que l’industrie vidéo ludique occidentale embrassait alors très largement. En 2011, l’éditeur entend néanmoins amorcer sa transition « du offline au online » et lance deux ballons d’essai : Ghost Recon Online, son FPS client-based conçu chez Ubisoft Singapour (et inspiré de la licence d’action Ghost Recon) et The Settlers Online, un Web MMO gestion / stratégie (également inspiré de sa licence éponyme), confié au studio allemand Blue Byte, racheté par Ubisoft en 2001 et déjà à l’origine des précédents Settlers (les jeux offline). Et le studio commence son apprentissage des principaux codes du free-to-play.

Selon Benedikt Grindel, directeur des opérations live chez Blue Byte, The Settlers Online débute comme une tentative (relativement) modeste, pour évaluer le marché du free-to-play et en comprendre les mécanismes (on relativise le discours : Ubisoft se donne les moyens de ses ambitions et embauche 70 salariés pour l’occasion). Le directeur y applique quoiqu’il en soit une stratégie inspirée des principes « learn and earn » (ce programme qui fait de l’apprentissage la principale source de succès économique) et manifestement, le studio apprend vite. L’expérience « The Settlers Online » s’avère vite concluante et tout juste quelques mois après son lancement, le Web MMO revendique 180 000 joueurs actifs se connectant chaque jour  et des taux de rétentions très élevés, notamment chez les joueurs allemands. Fort de cet essai transformé, le développeur entend réitérer l’expérience et après The Settlers Online, BlueByte s’attèle aux adaptations des autres licences historiques d’Ubisoft avec Silent Hunter Online (une simulation de guerre sous-marine qu’on attend en bêta-test) et surtout Anno Online, déclinaison sous forme de Web MMO de la série de simulations économiques, qui reprend les codes de la licence mais comble aussi les lacunes des opus précédents.

Anno Online, dans la droite ligne d’Anno 1404

On connait les grands principes gouvernant la série des « Anno » : un gameplay basé sur des mécanismes de gestions, qui ignore toutes formes d’affrontements militaires ou presque pour leurs préférer des guerres purement économiques. Anno Online reprend cette approche de « simulations économiques » (dans un contexte entre haut Moyen-Âge et pré-renaissance façon Anno 1404) et, dès le tutorial, place le joueur à la tête d’un petit port de pêche sur l’une des îles de l’univers de jeu (qui devrait se composer à terme de neuf îles distinctes, ayant chacune leurs spécificités et surtout leurs ressources propres). À force de négoces, d’exploration et de stratégies commerciales, il faudra en faire un puissant comptoir marchand animé par une population prospère et repue – et donc enthousiaste à l’idée de s’acquitter de taxes et impôts.

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Port

Comme dans Anno 1404 (dont Anno Online reprend gameplay et codes graphiques), le Web MMO du studio BlueByte renonce aux raids guerriers et à l’action frénétique pour s’articuler autour de stratégies construites et réfléchies (d’aucuns diraient lentes). Il faudra gérer au mieux ses ressources, accumulées progressivement au gré du temps qui passe (quelques minutes pour des stères de bois, un peu plus pour des sacs de blé, mais « sans qu’il soit possible d’accumuler des ressources infinies puisque votre population les consommes au fur et à mesure, vous obligeant à une gestion efficace »), afin de construire, entre autres, des marchés et des routes commerciales, des pêcheries pour nourrir la population ou des habitations pour l’héberger. Au total, le développeur revendique la présence de plus de 120 bâtiments, jusqu’à ériger de gigantesques cathédrales dont le rayonnement assure une forme de béatitude extatique à la population locale.

Et pour y parvenir, il faudra explorer le monde et ses richesses pour coloniser des îles lointaines – notamment grâce à des navires qui, comme les bâtiments, devront être fabriqués mais supposeront à la fois du temps et des ressources nombreuses. Ils sont néanmoins un point central du gameplay d’Anno Online puisqu’ils permettent notamment croiser d’autres joueurs.

Anno Online, gameplay en ligne et multijoueur
Sommaire :
  1. Premier aperçu de la simulation économique Anno Online
  2. Anno Online, gameplay en ligne et multijoueur

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