Zoom sur Nobunaga's ambition: Sphere of Influence, le « Daimyô simulator » de Koei Tecmo

Sorti au début du mois en Occident, Nobunaga's ambition : Sphere of Influence entend rejouer les grands événements ayant conduit à l'unification du Japon. Zoom sur le jeu de gestion, de diplomatie et de stratégie militaire.

Zoom sur Nobunaga's ambition: Sphere of Influence, le « Daimyô simulator » de Koei Tecmo

Quatorzième opus de la série de jeu de gestion / stratégie qui ambitionne de rejouer l'unification du Japon, Nobunaga's Ambition : Sphere of influence est sorti au Japon le 12 décembre 2013, année du 30ème anniversaire de la série des Nobunaga's ambition. Le jeu a finalement été localisé en Occident (en anglais uniquement) et est sorti ce 4 septembre sur PlayStation 3, PlayStation 4 et PC. Zoom sur ses principales mécaniques de jeu, ses points forts et points faibles.

Dès la création de la partie, les options sont très nombreuses et prouvent que le prix du jeu a été bien investi. En effet, il existe dix périodes différentes dans lesquelles commencer, offrant à chaque fois un point de départ original. Une fois la date initiale choisie, il est nécessaire de déterminer le clan que l’on souhaite incarner. Là aussi, le choix est très vaste, puisque chaque clan présent en jeu est jouable.
Enfin, il reste une ultime étape avant de débuter : la sélection du niveau de difficulté. Celle-ci ne se limite pas à un bête facile / normal / difficile / démentiel, mais permet de choisir soi-même quelles options on décide de privilégier. Cette possibilité offerte au joueur est une excellente chose, qui ne trouve que peu d’équivalent dans le monde vidéo-ludique.

 

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Conséquence de ces possibilités, Nobunaga’s ambition : sphere of influence offre une durée de vie exceptionnelle pour les passionnés. Il est possible de recommencer le jeu plusieurs fois, tout en ayant un sentiment de nouveauté important grâce à ces nombreuses options. Au total, il est certainement possible de jouer plusieurs centaines d’heures sans pour autant faire le tour de tout le contenu du jeu.

 

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Néanmoins, cette durée de vie n’aurait aucun intérêt si le gameplay n’était pas à la hauteur. Or, lui aussi brille par sa richesse. Le joueur incarne le daimyô d’un clan et doit, chaque mois, décider de la façon dont il compte développer son clan. Développement de villes, création de bâtiments, commerce...
Les options sont extrêmement vastes et forcent le joueur à faire des choix. Pour chaque ville sous son contrôle, il doit déterminer la ressource qu’il désire accroitre (trois possibilités existent : la nourriture, l’artisanat et l’armée ; les trois peuvent, à terme, être portées à leur maximum), les bâtiments qu’il désire construire, les annexes qui orneront son château ou encore les officiers qui seront en charge de la ville.

Les officiers forment le coeur du système de jeu. En effet, il est nécessaire d’en attribuer un pour chaque tâche et les statistiques de l’officier choisi ont un impact sur le temps nécessaire pour l’accomplir. Or, ces officiers n’ont pas été inventés par l’équipe de développement : ce sont des personnages historiques qui ont été précisément modélisés. Il existe en tout plusieurs centaines d’officiers (si ce n’est un millier), ce qui a donc certainement demandé beaucoup de temps à Koei Tecmo. Il en est de même pour les nombreux évènements historiques qui jalonnent la progression du joueur. Cet aspect a été très soigné par l’équipe de développement et il renforce grandement l’immersion du joueur.

Malheureusement, tous les systèmes de jeu n’ont pas bénéficié de la même attention. Une bande-annonce promotionnelle (ci-dessus) présentait trois parties indissociables du jeu : la gestion des cités, la diplomatie et le combat. Si ces trois aspects sont à n’en pas douter importants, le titre insiste toutefois beaucoup plus sur la partie gestion que sur les autres options. Ainsi, la diplomatie permet certes de nombreuses possibilités (créer une coalition, former une alliance pendant une durée déterminée, arranger un mariage, etc.), mais son fonctionnement est avant tout centré sur les mathématiques : chaque demande a un coût spécifique en « confiance », confiance qui s’obtient en envoyant un officier au sein du clan concerné pendant une période donnée. Même un clan hostile peut devenir un allié à long terme en y consacrant le temps et l’argent nécessaire. Conséquence de cela, la diplomatie perd son statut particulier et donne l’impression d’être une simple annexe de la gestion ; le joueur veille à développer la confiance des autres clans comme il s’intéresse à sa production de riz ou au nombre de ses soldats. La diplomatie n’a rien de différent des autres possibilités qui s’offrent à lui.

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Il en est de même pour la guerre. Certes, il est possible de diriger les batailles en temps réel sur le champ de bataille, mais les possibilités offertes au joueur sont extrêmement limitées. Celles-ci se limitent à déplacer ses unités -- dont les soldats sont rassemblés en une forme géométrique improbable et impossible à modifier -- et à activer de temps en temps la capacité d’un officier. Choisir la formation, le type des soldats ou leur équipement précis est totalement impossible, ce qui tend à réduire la guerre en une simple opposition entre deux valeurs : le nombre d’hommes des deux armées.

En conclusion, si Nobunaga’s ambition : sphere of influence constitue un excellent jeu de gestion dans le Sengoku-jidai, il ne faut pas nourrir trop d’attente concernant les aspects militaires et diplomatiques. Cela n’en fait pas un mauvais jeu, tout au contraire ; la grande richesse du titre ravira à n’en pas douter les passionnés du genre. En revanche, les personnes allergiques aux nombres ont meilleur temps de passer leur chemin.

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4,7 / 10 - Moyen

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