Un jeu en téléchargement à 20$ est aussi rentable qu'un jeu en boîte à 60$

Torchlight II est disponible depuis quelques jours et appelle (forcément) la comparaison avec Diablo III. Selon Max Schaefer, les deux jeux ne s'adressent pas forcément aux mêmes joueurs mais on potentiellement la même rentabilité.

Un jeu en téléchargement à 20$ est aussi rentable qu'un jeu en boîte à 60$

Jeudi soir dernier, le studio Runic Games lançait très officiellement Torchlight II, le second opus de sa série de RPG d'action. Et que ce soit au regard de son contenu ou de l'équipe à l'origine du projet (ayant fait ses armes chez feu Blizzard North), Torchlight II appelle forcément les comparaisons avec Diablo III. Pour autant, les deux séries n'ont évidemment pas les mêmes ambitions, pas le même budget de développement... ni le même prix. Mais selon le CEO Max Schaefer dans les colonnes d'IGN, « un jeu en téléchargement à 20 dollars est aussi rentable qu'un jeu en boîte à 60 dollars ». La différence de tarif pèse sur les finances du joueur.

« Avec le recul, quand nous avons envisagé de vendre un jeu en boîte pour 60 dollars, nous avons constaté que nous toucherions peut-être environ 14 dollars par copie vendue. Et c'est ce que nous touchons aujourd'hui en vendant des copies digitales en téléchargement sur Steam. De notre point de vue, c'est aussi viable et rentable d'être un développeur indépendant que de vendre des boîtes à 60 dollars avec un éditeur.
Nous nous passons d'un éditeur et d'un distributeur de boîtes, et nous proposons, pour 20 dollars, l'équivalent d'un jeu à 60 dollars. Nous ne souhaitons pas que les joueurs voient Torchlight II comme un jeu au rabais, parce que nous pensons qu'il est apte à rivaliser avec n'importe quel autre titre. Mais nous apprécions l'idée de le proposer à moindre prix. D'une certaine manière, ça nous place un peu à part. Nous souhaitons aussi que les joueurs puissent acheter un jeu Runic Games sans avoir à y penser, parce qu'ils savent que nous proposons toujours des produits d'une certaine qualité. »

On sait Max Schaefer toujours très prompt à tenir un discours qu'il sait apprécié des joueurs. Pour autant, le CEO revendique aussi une vraie différence de fond entre les Torchlight et la série des Diablo : « il y a deux options viables quand vous réalisez ce type de jeu : vous pouvez essayer de multiplier les options de sécurisation et en faire un quasi-MMO ou vous pouvez réaliser un jeu ouvert dans lequel vous laissez les joueurs avoir accès aux données et à aux fichiers pour les laisser réaliser des updates et des mods comme ils veulent ». Sans surprise, Runic Games opte pour la seconde option (en dotant Torchlight II d'un éditeur) et selon Max Schaefer, Blizzard a choisi le premier (avec un Diablo III exigeant par exemple une connexion pour jouer même seul ou l'absence de mode de jeu en LAN). « Pour les joueurs qui veulent jouer dans une économie de jeu très compétitive, Diablo III est sans doute la réponse. Pour ceux qui veulent jouer de façon plus casual et veulent s'amuser à façonner des personnages délirants, avec pleins d'options de personnalisations ou apprécier un bon hack and slash, nous nous adressons à eux ». À chacun de faire son choix.

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