Battlefield 3, théâtre de guerre juridique

9/1/2012 à 18h33 | Par Uther | 24 |

Au nom de l'immersion, les développeurs de jeux misent souvent sur le réalisme. Au point d'utiliser des modèles d'hélicoptères réels dans Battlefield 3, mais au risque que l'avionneur s'en émeuve. EA invoque la liberté d'expression.


Battlefield 3

Nombre de créateurs de jeux (notamment en ligne) s'attachent à immerger les joueurs dans un univers vidéo ludique et pour nombre d'entre eux, à tort ou à raison, l'immersion passe par une quête de réalisme. Peut-être un peu trop, parfois, si l'on en croit les juristes du groupe Textron d'une part et d'Electronic Arts d'autre part.

Selon le blog Kotaku qui se fait l'écho de l'insolite affaire, le groupe Textron (avionneur spécialisé notamment dans la fabrication d'hélicoptères et de drones militaires) aurait enjoint Electronic Arts en décembre dernier de modifier Battlefield 3, pour supprimer du jeu de guerre les représentations fidèles de trois hélicoptères fabriqués par sa filiale Bell (les véhicules visibles dans la « simulation de combat militaire à la première personne » d'EA s'inspirent en effet d'engins de guerre bien réels, dont les marques sont évidemment protégées).
Les juristes des deux groupes recherchent manifestement une solution amiable depuis quelques semaines et faute d'accord, ceux d'Electronic Arts prennent les devants et viennent de déposer un recours devant les juridictions californiennes. Objectifs de la man½uvre : qu'au nom du Premier amendement (posant le principe de liberté d'expression, fondateur aux Etats-Unis), les juges autorisent le développeur à représenter les engins de Textron dans son jeu, quand bien même l'avionneur n'aurait pas accordé préalablement sa bénédiction.

Et la démarche est cohérente puisque la Cour Suprême américaine confirmait en juin dernier que le jeu vidéo (en tant que produit culturel) profite aux Etats-Unis des mêmes libertés de ton et de contenu que le cinéma, la littérature ou la musique.
Pour l'anecdote, on se souvient aussi qu'en décembre dernier, la Croix Rouge revendiquait une approche très réaliste des « jeux de guerre » en matière de droit international humanitaire, enjoignant les développeurs à mieux intégrer les principes de la convention de Genève dans les FPS (militant pour la suppression de scénarios visant à éliminer des personnages non armés ou obligeant le joueur à avoir recours à la torture)... Aux juges, aujourd'hui, de confirmer ou non la tendance.

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Vos réactions

Clepsa
Avatar de Clepsa
Le 9/1/2012 à 19:20:15
C'est juste pour faire du bruit ou il est réellement dangereux pour l’avionneur de laisser aux concepteurs une libre représentation de ses engins ? Je ne vois pas le risque... Peut-être trouvaient-ils ça dégradant mais bon c'est pas comme si BF3 était le premier FPS à comprendre des reproductions plus ou moins fidèles de véhicules de guerre ಠ_ಠ
gunchetifs
Avatar de gunchetifs
Le 9/1/2012 à 19:30:07
ses quoi ses connerie
tokamak
Le 9/1/2012 à 19:36:59
Comme si c'etait le premier jeu video de l'histoire a utiliser des apareils de combat comme base video ludique.

Quand les autres le faisaient ils s'aquitaient des droits d'utilisation au pres des compagnies tels que locked martin d'assault etc...

Ce qui explique que la boite leader du domaine Novalogic ce soit ceontenté d'axer ses simulateur sur un seul avion / elicoptere americains et plein d'avion/helicopter russes dont evidement ils ne payaient pas les droits.

Bref il est normal de respecter la propriété intellectuel c'est pas nouveau et EA a fait le pari de pouvoir s'en passer car ils ne sont pas n'importe quoi ils sont EA une grosse boite pétée de tune.
gunchetifs
Avatar de gunchetifs
Le 9/1/2012 à 19:39:14
il on peur que des terroriste joue a BF 3 ou quoi?
gunchetifs
Avatar de gunchetifs
Le 9/1/2012 à 19:39:15
dsl double post