Test de Monster Train - Railroad to Hell

Les jeux combinant roguelike et deck-building ont le vent en poupe ces dernières années. Voici venir un nouveau prétendant au trône, avec une petite originalité au programme. Cette fois, vous ne jouez pas l'assaillant, mais le défenseur. Et ça change certaines choses.

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Il suffira d’une étincelle

C’est bien connu, les cieux et l’enfer se livrent une guerre éternelle. Cette confrontation a pourtant pris un tournant majeur lorsque les anges ont réussi à éteindre le brasier infernal et avec lui tous les feux de l’enfer. Mais un espoir subsiste pour les démons. Une simple braise suffirait à tout rallumer. Une simple braise que les démons transportent dans un train parcourant les différents territoires infernaux. Un simple braise qu’il faut protéger contre les attaques des cieux. Car cette fois, vous jouez les démons.

J'tape ta gueule à la récré

Faire danser les diables et les dieux

Monster Train est donc l’un de ces nombreux roguelike basé sur la construction d’un deck de cartes qui sont nés après le succès de Slay The Spire. Vous mourrez donc souvent, mais chaque mort sera l'occasion de progresser, en gagnant de l'expérience et en débloquant de nouvelles cartes. Monster Train a toutefois le bon goût de ne pas se contenter de reprendre la formule à la lettre puisqu’il prend également quelques idées du côté des tower defense. Votre but est donc de protéger votre braise, située au dernier étage de votre train. Pour y parvenir, les ennemis doivent d’abord grimper trois étages que vous pouvez protéger, soit en invoquant des démons et autres créatures soit en utilisant des sorts. À chaque tour de combat, les ennemis pénètrent donc dans le train (généralement par l’étage inférieur), affrontent les monstres qui s’y trouvent puis montent à l’étage supérieur jusqu’à leur extermination ou la destruction de votre braise. Facile.

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Plusieurs subtilités apparaissent toutefois. D’abord, il n’est pas nécessaire pour l’assaillant de tuer les défenseurs pour grimper de niveau ; survivre un tour par étage est suffisant. Ensuite, l’ordre dans lequel les unités sont placées est important puisque, sauf si les unités sont dotées d’attaques spéciales, seule la première unité de la ligne est attaquée. Enfin, les ennemis attaquent toujours les premiers. Autant de paramètres à prendre en compte lors du placement de vos défenseurs pour ne pas voir une de vos unités être détruite avant d’avoir pu participer à la fête. Chaque créature occupe un certain nombre d’emplacement dans un niveau et ceux-ci sont de plus limités.

Guerre des clans

Chaque partie débute donc par le choix d’un clan principal qui vous donne son héros, une unité puissante qui gagne en pouvoir en progressant dans votre partie. Le jeu vous demande également de choisir un clan secondaire, qui ne vous fournit que ses unités et ses sorts. Cinq clans sont disponibles au total, deux étant débloqués dès le début de la partie, les trois autres le sont en progressant dans le jeu. Chaque clan possède ses propres spécificités qui influencent votre manière de jouer. Les Cornus par exemple sont des démons gagnant en puissance lorsqu’ils enragent tandis que les Gardes Stygiens sont plutôt orientés sur les dégâts de froid. Enfin, dès que vous avez battu une première fois le boss de fin, vous débloquez le choix d’un Convenant qui agit comme un modificateur de difficulté modifiant certains éléments de votre partie.

Choississez votre héros avec sagesse

La suite d’une partie vous demande de traverser diverses zones jusqu’au combat contre un boss final bien vénère. Chaque zone vous propose deux chemins possibles qui vous conduisent vers un combat et parfois un boss intermédiaire. C’est le long de ces chemins que se trouvent les possibilités d’amélioration de votre deck de cartes. Vous y croisez ainsi souvent des marchands permettant d’améliorer soit les sorts, soit les monstres, chaque carte possédant deux emplacements d’évolution. On retrouve également les classiques artefacts, des objets améliorant de manière passive votre partie ou encore des événements aléatoires qui vous apportent peut-être quelques avantages. Bref, rien ne manque à l’appel côté contenu, le jeu intégrant même un mode multijoueur consistant en une épreuve de vitesse où chaque joueur (jusque 8) joue avec les mêmes cartes et adversaires.

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Glorieuse incertitude de l’aléatoire

Je n’ai que peu de choses à reprocher à Monster Train tant le jeu s’avère propre et complet. Ses défauts, si on peut les appeler comme ça, sont assez inhérents au genre : une partie peut se révéler intéressante, palpitante même avec un deck puissant et la suivante être totalement chiante selon la dimension aléatoire que vous croisez en chemin. Ainsi, les différents bosses que vous rencontrez sur votre chemin possèdent tous un pouvoir fixe (Daedelus, le premier boss, invoque ainsi toujours des bombes dans les niveaux) qui est complété par un effet aléatoire (les bombes ont un bouclier protecteur ou attaquent deux fois par exemple). Certaines de ces combinaisons peuvent tuer dans l’œuf certaines orientations de deck. Faites particulièrement attention au pouvoir du boss de fin que le jeu vous renseigne en début de partie, ça vous évitera quelques frustrations telle que construire toute votre partie sur l'accumulation d'un buff par vos unités pour découvrir que le boss possède justement le pouvoir de réduire ces buffs de moitié à chaque tour. C'est du vécu.

Boss

Conclusion

Complet dans sa proposition et solide sur ses mécaniques, Monster Train est donc une excellente surprise. Le jeu n’oublie pas de proposer fréquemment de nouvelles choses à débloquer, que ce soit des cartes, des artefacts ou de nouveaux clans, ce qui offre de nouvelles possibilités et empêche le joueur de sombrer dans la monotonie. Une bien belle découverte dont la sortie est prévu sur Steam le 21 mai.

Test réalisé par Grim sur PC à l'aide d'une copie fournie par l'éditeur.

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Plateformes Windows
Genres Cartes à collectionner, occasionnel (« casual »), tactical rpg, fantasy

Bêta fermée 27 février 2020 (Windows)
Sortie 2020 (Windows)

Aucun jolien ne joue à ce jeu, aucun n'y a joué.