Critiques d'Agahnon

  • 29 janv. 2014
    /!\ Cette critique a été rédigée il y a plus de 3 ans.
    2 personnes sur 2 ont trouvé cette critique utile.
    Avec The Banner Saga, c'est un beau voyage vidéo ludique qui se dessine, au sens propre comme au figuré. Stoic Studio nous embarque dans une épopée toute tracée, mais parsemée de choix posés par le joueur. Gérer sa caravane pour mieux appréhender les combats au fil du voyage, tel est la proposition de The Banner Saga.

    Combat

    Justement, ces combats sont au coeur de The Banner Saga - Factions, le mode multijoueur disponible en free-to-play depuis février 2013. Basés sur du tour par tour, il faudra de manière posée établir des choix cruciaux. Chaque unité possède ses propres caractéristiques, ainsi qu'une jauge de protection (bouclier) et de vie (liée à la puissance). Faire sauter la défense de son adversaire puis l'éliminer, ou prendre le temps de l'affaiblir avant de l'achever, tel est le dilemme de chaque combat, à jauger selon les risques.

    Classique sur le registre des combats, il faudra prendre soin de placer correctement ses unités selon les forces et faiblesses de chacun. Les unités disposent également de points spéciaux permettant d'accentuer ses dégâts, prolonger le déplacement ou utiliser une compétence spéciale. Il faudra donc veiller à les utiliser avec parcimonie.

    Le voyage

    Si l'on retrouvera ces combats dans la campagne de The Banner Sage, l'essentiel est ailleurs. Bercé par la musique, visuellement enchanteur avec ses dessins à l'ancienne en 2D, le joueur se lance dans un long voyage à travers un monde viking en proie à de nombreuses difficultés. A la tête d'une caravane, il s'agira au fil de l'histoire de faire des choix, notamment à travers les dialogues entre ses membres.

    Etre belliqueux, inflexible, diplomate vous ouvrira des portes ou des affrontements. Et au fil de votre voyage, vous verrez votre caravane s'agrandir ou dépérir. En tête du cortège se trouve vos héros que vous allez entrainer et spécialiser au fil des combats. Mais selon le fil des événements et des combats, vous pouvez en perdre définitivement ou temporairement. Il faudra préserver ses forces et ne pas tout miser sur un héros. Les jours passant, votre renommée grandira et vous serez amené à trouver de nouvelles recrues. Il faudra néanmoins veiller au moral des personnes vous suivant, toujours par vos décisions.

    Conclusion

    The Banner Saga peut être cruel. Des choix difficiles s'imposeront à vous et il faudra parfois faire l'impasse sur vos meilleurs combattants. Sur un rythme lent, la caravane de The Banner Saga vous entraîne dans un cadre enchanteur pour un beau voyage. Une condition toutefois, il faudra maîtriser l'anglais pour apprécier le jeu.
    2 personnes ont trouvé cette critique utile.
  • 23 sept. 2013
    /!\ Cette critique a été rédigée il y a plus de 4 ans.
    3 personnes sur 3 ont trouvé cette critique utile.
    Dans le registre du beat'em all, Foul Play mise sur le spectacle. L'originalité du titre de Mediatonic est de faire monter le joueur, seul ou en binôme, sur les planches d'un spectacle dont il est la vedette. Les monstres sont des figurants costumés, les décors se montent et se démontent avec le technicien à l'oeuvre tandis que les acclamations du public, mesurées avec un applaudimètre, font figure de barre de vie. L'histoire fantasque du Baron Dashforth va ainsi se poursuivre durant cinq scènes durant l'époque Victorienne.

    Visuellement en 2D, le jeu évolue avec un défilement horizontal avec la possibilité de se déplacer dans la profondeur. Résolument plat, on retiendra la patte graphique cartoon que l'on aimera ou non. Les petits détails vont néanmoins lui donner un certain cachet, comme la canne pour récupérer les monstres figurants une fois vaincus ou les éléments des décors qui nous attaquent, portés par des accessoiristes vêtus de noir.

    Le gameplay de Foul Play repose sur les enchainements de coups ou combos à réaliser pour retenir l'attention des spectateurs. La scène parfaite consiste à achever tous les ennemis avec un enchainement continu, sans encaisser de coup. Il faudra donc user de l'esquive et du blocage, bien aidé par l'indication visuelle au-dessus de l'ennemi préfigurant de l'attaque. Plus le combo est important, plus la salle sera chauffée et enthousiaste, entrainant crescendo des lancés de chapeau et des acclamations, pour contribuer à une ambiance sonore travaillée.

    Pourtant, c'est plutôt des tomates que l'on aimerait lancer. L'action est bien trop décomposée, empêchant de s'emballer comme on peut l'attendre d'un beat'em all. D'une lenteur effroyable, tant dans le maniement du personnage que l'enchainement de l'action, on a l'impression d'être piégé dans un spectacle qui n'en finira jamais. Sans impression de puissance ou de punch, ce qui est le comble d'un beat'em all, poursuivre l'aventure peut relever du calvaire, sentiment néanmoins atténué en coopératif avec un autre joueur. La facilité du titre est elle aussi déconcertante et cela demandera beaucoup d'efforts pour perdre une partie. On peut chercher un peu de difficulté du coté des défis à remplir, pour un jeu que l'on termine en environ trois heures, sans vraiment l'envie de recommencer.

    En guise de conclusion, il faut considérer Foul Play comme un spectacle unique. La mise en scène est correcte mais l'action n'est pas au rendez-vous, transformant la représentation en une longue et douloureuse aventure vidéoludique.
    3 personnes ont trouvé cette critique utile.
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