La seconde chance d'Age of Conan

La seconde chance d'Age of Conan

Des joueurs de haut niveau qui devraient néanmoins trouver leur compte avec Rise of the Godslayer puisque, malgré l'absence de niveaux supplémentaires, l'extension intègre un « système de progression alternatif ». A partir du niveau 20 et dans l'ensemble du jeu (les régions de l'extension mais aussi le contenu original d'Age of Conan), les joueurs peuvent commencer à accumuler des dons et des atouts (ou « perks », décrits en détails à cette adresse pour chaque classe).
Grâce aux dons et atouts, les personnages poursuivent leur évolution quand bien même ils auraient atteint le niveau maximum et gagnent sans doute en originalité (non seulement le joueur choisit les nouvelles capacités que son personnage développe mais peut également les activer, voire les combiner à sa convenance selon les circonstances).

Les factions de Rise of the Godslayer

Paikang - Tigre
Temple de Yun

L'Extrême-Orient d'Age of Conan n'est pas sans danger. Et les habitants du nouveau continent ne se laissent pas aisément apprivoiser.
Les nouvelles zones de l'extension abritent plusieurs peuplades et groupuscules aux intérêts antagonistes, représentant autant de factions (une douzaine au total) envers lesquelles le joueur devra se positionner pour s'en faire des alliés ou des ennemis. A titre d'exemple, les Prêtres jaunes de Yun, divinité souterraine et avide de sacrifices humains, nourrissent une haine viscérale à l'égard des Enfants de la bienveillante divinité Yag-kosha... dont on apprendra au gré des quêtes qu'elle a été tuée par inadvertance par Conan bien années plus tôt (d'où le titre de l'extension : l'éveil du déicide).
Chaque action du joueur influence le ressenti de chaque faction - qui pourra être neutre ou hostile envers le personnage et revendique une philosophie ou une morale très personnelle. Il faudra faire des choix au travers de quêtes (agir pour le compte des Enfants de Yag-kosha éveillera l'hostilité des Prêtres jaunes de Yun, par exemple) et selon la confiance gagnée ou perdue auprès de chaque faction, le joueur pourra espérer grappiller quelques uns des 200 sets d'armures inédits propres à chaque clan, ou encore obtenir plus ou moins aisément l'une des nouvelles montures de l'extension (le tigre ou le loup, qu'il faudra capturer encore jeune et dresser au travers d'une longue mission à tiroir).

Si de prime abord, les enjeux de pouvoirs entre factions de l'empire Khitan ne sautent pas aux yeux (outre pour s'immerger dans l'histoire de ce continent), Funcom entend aussi y greffer ses mécanismes de PvP. Les joueurs ayant ralié des factions opposées seront amenés à se croiser et, au gré de leurs pérégrinations dans le Khitaï, pourraient donc trouver là de nouvelles motivations pour engager le combat... et augmenter la durée de vie de l'extension tout en proposant un peu de contenu aux adeptes des affrontements entre joueurs (qui s'estiment souvent un peu délaissés au profit du joueurs PvE).

Retour en Hyborie ?

On comprend tout l'intérêt du contenu et des mécanismes de gameplay introduits par Rise of the Godslayer : l'extension s'adresse autant aux vétérans d'Age of Conan (qui continueront à progresser bien qu'ayant atteint le niveau maximum), mais aussi aux nouveaux joueurs ou encore à ceux ayant déserté le MMORPG de Funcom suite à son lancement, mais aujourd'hui curieux d'en (re)découvrir les dernières évolutions.
Tous ou presque évolueront peu ou prou dans les mêmes régions et à des niveaux, sinon équivalents au moins compatibles, leur permettant de jouer ensemble. Avec l'extension, Funcom entend manifestement redynamiser l'ensemble de son jeu et encourager les joueurs à redécouvrir ce qu'ils avaient fui il y a deux ans.

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Mais l'extension et ses nouvelles contrées suffiront-elles à revigorer Age of Conan ? Bien malin qui pourrait répondre à cette heure. Nombre sont ceux à avoir été agréablement surpris suite à leur retour en Hyborie ces dernières semaines... mais tout joueur de MMO qui se respecte sait aussi à quel point il peut être laborieux de jouer en ligne dans de bonnes conditions (Age of Conan n'échappe pas à la règle entre son client de 16 Go à télécharger ou la nécessité d'avoir une configuration solide et parfaitement mise à jour).
Pour autant, avec Rise of the Godslayer, Funcom capitalise sur son savoir-faire : planter un décor (varié), construire une ambiance (exotique) et immerger pleinement le joueur dans un univers et un récit imaginés par Howard (notamment dans sa nouvelle La Tour de l'Éléphant, qui nous ramène aux jeunes années du RoI Conan alors qu'il n'était qu'un voleur s'opposant au grand prêtre Yara), le tout porté par la musique envoûtante du MMORPG. Rien que pour le dépaysement du voyage au coeur de l'Empire Khitan, on se dit que Rise of the Godslayer est sans doute une bonne occasion de (re)découvrir Age of Conan, corrigé de quelques unes de ses erreurs de jeunesse.

Rise of the Godslayer, ou le renouveau d’Age of Conan
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7,1 / 10 - Bien
Evaluation détaillée de Age of Conan: Unchained
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