Warrior Epic, jeu de groupe et jeu de gestion

Qui dit MMO dit forcément jeu en groupe. Le gameplay combattant de Warrior Epic renforce également le rôle spécifique de chaque classe. Si certains personnages peuvent évoluer en solo (le pangolan, par exemple, qui dispose de compétences de « crowd control » efficaces), chaque personnage prend toute son envergure dans un groupe. On comprend aisément l’importance d’un soigneur dans un jeu où les personnages ne guérissent pas naturellement. Un « tank » sera tout aussi primordial pour protéger ses compagnons moins résistants, au même titre qu’un archer pour attirer les adversaires un à un.

Le jeu en groupe prend également une dimension particulière grâce au bastion, dont dispose chaque joueur avec son premier personnage. Un lieu « à la fois utile et purement décoratif » où le joueur pourra stocker ses trésors, regrouper ses guerriers et qu’il pourra personnaliser à sa guise : en fonction des colonnes, tables, choix de sols et autres ornement, le bastion pourra par exemple prendre des allures gothiques ou de salle de conseil pour Chevaliers de la table ronde... « Quand Diablo rencontre les Sims ». Dixit Gage Galinger, fondateur du studio Possibility Space qui développe Warrior Epic.

Mais encore faut-il le mériter. Au gré de ses succès et hauts faits (par exemple, remplir plusieurs missions ou connaître de nombreuses victoires en PvP), le seigneur d’un bastion remporte des points de soldes. Une « solde » qui ouvre accès aux objets « cosmétiques » de la boutique permettant de largement personnaliser l’apparence de ses héros ou du bastion. Au gré de ses finances, on pourra surtout agrandir une caserne pour accueillir plus de combattants ou ajouter des salles d’entraînements qui octroient divers bonus (un petit bonus d’attaque de mêlée ou de portée, une meilleure efficacité des sorts, etc.).
La gestion du bastion aura des conséquences sur l’efficacité au combat et, on le suppose, sur la renommée des seigneurs auprès des autres joueurs (lorsque plusieurs joueurs s’unissent pour remplir une mission, les bonus du bastion de l’hôte profitent à l’ensemble des joueurs). Il faudra se montrer un gestionnaire avisé pour exploiter au mieux les richesses du bastion. Et on imagine déjà les enjeux de puissance entre les guildes par exemple, qui ne manqueront de rivaliser pour occuper les premières places du classement.

Un « Casual MMO »

Si le jeu offre un gameplay complet, sans doute apte à séduire ponctuellement les joueurs traditionnels de MMORPG et même leur offrir un certain challenge, Warrior Epic se revendique néanmoins comme un « Casual MMO ». Le jeu est accessible, tant pour les configurations modestes que financièrement (Warrior Epic est distribué en « free to play »).
Selon Gage Galinger, la plupart des « jeux en ligne proposant une expérience immersive nécessitent de longue sessions de jeu - imposant au moins deux ou trois heures pour faire ce que vous avez à faire ». Warrior Epic revendique un modèle inverse. Les sessions de jeu s’organisent autour des missions à choisir sur les différents « continents » du jeu (la luxuriante Aberas, Welkin et ses cavernes ou encore les marais de Trogken). Elles sont rarement remplies en plus d’une heure, sont réalisables seuls ou en groupe qu’elles soient compétitives ou coopératives. Les zones servant de théâtre aux missions, bien que très linéaires, sont générées aléatoirement et les monstres sont adaptés au niveau du ou des personnages. Le joueur compose sa session de jeu comme il l’entend.

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Warrior Epic, un Casual MMO
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