Chronique e-sportive (9) : promenade de santé pour Team Liquid

L'actualité compétitive de la semaine résumée : victoire de Team Liquid au StarLadder i-League Invitational, le PGL Open Bucarest et les problèmes posés par les streams tiers.

Le StarLadder i-League Invitational

Le premier Minor de la saison, joué à Kiev entre huit équipes, a vu son lot de surprises, dont la moindre n'a pas été la grande faiblesse manifestée par les deux équipes chinoises du tournoi : Vici Gaming et Newbee sont sorties très vite, sans avoir remporté la moindre manche contre des adversaires a priori plus faibles (SG e-sports ou coL).

Team Liquid a largement dominé le groupe A, Mineski suivant de peu. Dans le groupe B, coL s'est imposée de manière inattendue, alors qu'elle faisait office d'outsider du groupe. La deuxième place a été très disputée entre Na`Vi, fortement encouragée par le public, et Team Secret, qui l'a finalement emporté.

Les Playoffs de dimanche ont été davantage convenus : Mineski a battu coL, puis Liquid a vaincu Secret. Les Asiatiques ont réussi cette fois à opposer quelque résistance aux vainqueurs de The International 2017, parvenant à gagner la première manche de la finale. Team Liquid a cependant montré qu'elle restait à plusieurs encablures de ses concurrents en ce début de saison, en remportant le premier tournoi post-TI7 sur une dernière manche expéditive.

Peut-on retransmettre les tournois ?

La question s'est posée avec acuité dès le premier jour du StarLadder i-League Invitational 3, après le bannissement temporaire de nombreuses chaînes demandé (et obtenu) par le StarLadder auprès de Twitch, alors que les matchs sont accessibles à tous via la DotaTV. La communauté a rapidement réagi sur Reddit après le ban reçu par des chaînes populaires (comme celle d'AdmiralBulldog), inondant de messages et de fils la première page. En France, la FroggedTV a été touchée, écopant de 24 heures sans Twitch.

Valve a finalement tranché via un post de blog : les streamers non officiels doivent être libres de retransmettre les matchs à leur public, mais sans utiliser le contenu créé par les organisateurs (pas de retransmission des interviews, des plans caméra, pas d'utilisation de la caméra des commentateurs officiels...) et sans en profiter pour gagner de l'argent.

 

Dès jeudi, le Minor suivant

La prochaine étape du circuit compétitif est à quelques centaines de kilomètres de Kiev : Bucarest accueille le PGL Open, deuxième Minor de la saison, lui aussi doté de 300 000 $. Huit équipes du monde entier se retrouveront dans un format identique au SLi Invitational : deux groupes de quatre en format GSL, les deux premiers de chaque groupe accédant aux demi-finales.

Parmi les huit concurrents se trouvent deux invités : Evil Geniuses (USA) et LGD (Chine). Les six régions disposent d'une place chacune. Trois équipes présentes à Kiev enchaînent avec le Minor PGL : Mineski (SEA), Na`Vi (Ukraine) et Team Secret (Europe). Les trois dernières équipes sont Immortals (Coréens jouant aux Etats-Unis), Infamous (Pérou) et VGJ.Thunder (Chine).

Hugo de la FroggedTV nous fait part de ses attentes par rapport aux participants à ce tournoi :

J'ai particulièrement hâte de voir EG et Imortals à Bucarest. J'ai peur d'être déçu par EG, mais si la lineup prend, elle a selon moi le potentiel de faire de gros résultats. Pour Immortals, TOUS les joueurs ont raté leur dernière saison ; pourtant ils se retrouvent ensemble, et revoilà le QO qui roule, le MP qui crée de l'espace. La métamorphose est impressionnante. On va voir si ça continue à l'international.

Par contre je suis déçu par les deux représentants chinois, j'aurais préféré des équipes plus en formes. Sinon, il faut surveiller Team Secret et Na`Vi qui ont fait un StarLadder convenable mais qui aspirent à mieux.

 

Le focus de la semaine : Mineski

Mineski est longtemps resté le nom d'une équipe philippine réussissant sur la scène asiatique, mais incapable de percer au-delà de sa région d'origine. Après un TI5 raté, il faut attendre le Major de Francfort fin 2015 pour retrouver Mineski dans une compétition de tout premier plan (ce Major, comme celui de Manille quelques mois plus tard, n'est guère concluant).

Des échecs répétés ont entraîné un rapide turn-over au sein de cette structure, reléguée au second plan lors de la saison 2016-2017 après l'émergence de nouvelles équipes sur la scène philippine : TnC, Execration, Clutch... L'arrivée de la superstar malaisienne Mushi en mars 2017 n'a pas inversé la tendance. Mineski ne se qualifie ni à l'EPICENTER 2017, ni à The International.

Le reshuffle post-TI7 a pourtant clairement favorisé l'équipe : elle attire deux joueurs de la Team Faceless qui s'évapore, Jabz et l'ancien camarade de Mushi, iceiceice. NaNa, carry débauché de WGU, est le troisième arrivant, tandis que Mushi reste capitaine et que ninjaboogie demeure le position 5.

Avec des joueurs d'expérience et le meilleur capitaine de la zone SEA, Mineski devait réussir. Les qualifications pour les tournois du début de saison ont montré que le pari était gagné : Mineski s'est qualifiée pour quatre des cinq premières compétitions du circuit officiel. La seule ombre au tableau - de taille cependant - est l'échec dans les qualifications pour l'ESL One de Hambourg, le premier Major de l'année.

Forte de sa deuxième place au StarLadder i-League Invitational 3, Mineski abordera jeudi son deuxième Minor. Y fera-t-elle figure de favorite ?

 

Le classement pour TI8

Les Minors et Majors de l'ensemble de la saison permettent aux équipes d'engranger des points. A la fin de la saison, les huit équipes qui auront obtenu le plus de points recevront une invitation à The International. Après le premier Minor, le classement est le suivant :

  1. Team Liquid (450)
  2. Mineski (270)
  3. Team Secret (90)
  4. Complexity Gaming (90)

Cette actualité provient de notre univers Dota 2.

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