Le controversé Palmer Luckey ne fait plus partie des effectifs de Facebook et Oculus VR

Palmer Luckey est évidemment l'une des figures emblématiques de la très jeune industrie de la réalité virtuelle, mais aussi l'un de ses visages les plus controversés (pour ses pratiques ou ses opinions). Aujourd'hui, il n'est plus salarié ni de Facebook, ni d'Oculus VR.

Si l'industrie de la réalité virtuelle est encore très jeune, elle compte néanmoins déjà quelques figures emblématiques et à l'évidence, le très jeune Palmer Luckey est (était ?) l'une d'elles. En 2012, alors qu'il n'a que vingt ans, il posait les bases de son casque 3D, l'Oculus Rift, et levait 2,4 millions de dollars sur Kickstarter auprès des joueurs avant, deux ans plus tard, de vendre son studio de développement, Oculus VR, à Facebook pour deux milliards de dollars.
Et on apprend aujourd'hui que Palmer Luckey ne fait plus partie des effectifs ni d'Oculus VR, ni de Facebook -- sans que le groupe ne précise si ce départ est volontaire ou provoqué.

Le controversé Palmer Luckey ne fait plus partie des effectifs de Facebook et Oculus VR

Et la question se pose car au-delà de sa contribution à la démocratisation de la réalité virtuelle auprès du grand public, Palmer Luckey est au mieux une personnalité controversée, au pire un salarié encombrant pour le groupe.
On s'en souvient, l'année dernière, il était contraint de reconnaitre (après l'avoir nié) avoir participé activement à la promotion et au financement de Nimble America, groupuscule d'extrême-droite exploitant les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour propager de fausses informations, des menaces ou des propos haineux. Un positionnement politique peu compatible avec des activités professionnelles au sein du groupe Facebook et tranchant radicalement avec l'opinion générale de l'industrie des nouvelles technologies de la côte ouest américaine, et qui l'obligeait d'abord à faire amende honorable, puis à sortir de la sphère publique et enfin à abandonner son rôle de figure publique de l'Oculus Rift... Jusqu'à ce qu'il sorte de l'ombre en début d'année, mais là encore contraint et forcé, suite aux poursuites du groupe ZeniMax contre Oculus VR, l'accusant d'avoir orchestré le vol des technologies et des propriétés intellectuelles de ZeniMax, afin de réussir la conception de l'Oculus Rift -- et les juridictions de Dallas donnaient au moins partiellement raison à ZeniMax, en plus de condamner personnellement Palmer Luckey à hauteur de 50 millions de dollars.

Dans ce contexte, on comprend que le rôle de porte-parole de Palmer Luckey devenait compliqué à assumer chez Facebook et Oculus VR, voire que le nom du jeune millionnaire pouvait devenir encombrant pour le groupe.
On retiendra quoi qu'il en soit que le départ de Palmer Luckey survient tout juste trois ans après la vente de son studio à Facebook, alors même que l'opération intégrait une clause prévoyant le versement de 300 millions de dollars de bonus au premier cercle d'Oculus VR, sous trois ans et sous réserve de réalisation de certains objectifs. On ignore si le départ de Palmer Luckey survient tout juste avant versement de la somme (aurait-il été remercié pour éviter le versement de la prime ?) ou si au contraire, son départ fait suite au versement du bonus, lui permettant d'envisager une retraite heureuse du haut de ses 25 ans.


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