Blizzard engage de nouvelles poursuites contre Bossland, cette fois États-Unis

Après avoir déjà obtenu une condamnation du studio Bossland en Allemagne, Blizzard réitère cette fois devant les juridictions américaines -- et réclame « au minimum », 8,7 millions de dollars.

Blizzard engage de nouvelles poursuites contre Bossland, cette fois États-Unis

Manifestement, en matière de lutte contre la triche et les bots, Blizzard fait montre d'une certaine opiniâtreté -- et n'hésite pas à revenir régulièrement à la charge, parfois plusieurs fois contre un même vendeur de hacks. Comme c'est par exemple le cas de l'Allemand Bossland.
L'histoire ne date pas d'hier : parallèlement à des poursuites engagées en Allemagne (Blizzard état débouté en première instance avant d'obtenir gain de cause récemment devant la cour fédérale allemande), le studio américain saisissait aussi les juridictions californiennes pour obtenir en sus une condamnation sur le sol américain. Bossland y répondait en arguant qu'en tant que ressortissant allemand, les tribunaux américains n'étaient pas compétents pour le juger et l'argument était balayé : le droit international dispose qu'il suffit qu'une des parties ait des attaches dans le pays où ont lieu les poursuites pour que les juridictions locales se déclarent compétentes -- or Blizzard est une société américaine et les bots de Bossland sont aussi commercialisés auprès de joueurs américain.
Le cas de Bossland a donc vocation à être jugé par les juges californiens, Blizzard déposait ses arguments... qui restaient sans réponse de Bossland, malgré les injonctions de la cour américaine.

En conséquence, Blizzard dépose aujourd'hui une nouvelle requête devant les juges californiens, en vue d'obtenir une « condamnation par défaut » (en l'absence de Bossland). Blizzard déroule les mêmes arguments que précédemment : le créateur de hack génère un chiffre d'affaires de « plusieurs millions de dollars » en vendant des bots qui contreviennent aux conditions d'utilisation des jeux de Blizzard et viole les principes de propriétés intellectuelles dont le développeur peut se prévaloir, en plus d'imposer un manque à gagner estimé à plusieurs « plusieurs millions de dollars » (dès lors que la triche rebute et fait fuir les joueurs respectant les règles).
En conséquence, Blizzard réclame réparation. Outre la cessation d'activité de Bossland, le groupe américain réclame aussi un dédommagement financier. Blizzard réalise ainsi « une estimation basse » du nombre de programmes écoulés par Bossland (évalué à 42 818 copies sur le seul sol américain, faute de pouvoir démontrer que davantage de copies sont en circulation -- elles pourraient être dix fois plus nombreuses) et réclame un dédommagement de 200 dollars par copies vendues (l'équivalent d'un an d'abonnement au logiciel de triche). Soit un total d'un peu plus de 8,5 millions de dollars, auxquels s'ajoutent quelque 200 000 dollars de frais de justice.
Les juges californiens examineront le litige le 10 avril prochain. Au regard de l'absence de Bossland, on imagine que Blizzard devrait aisément obtenir satisfaction. Reste à déterminer si l'exécution concrète de la condamnation (la saisie de la somme) sera aussi facile à obtenir.

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