Vivendi renforce sa position « non sollicitée » dans le capital d'Ubisoft

Voici quelques jours, Vivendi annonçait une première prise de participation dans le capital d'Ubisoft et Gameloft. Une opération, ni sollicitée, ni bienvenue d'après Yves Guillemot, ce qui n'empêche pas Vivendi d'augmenter aujourd'hui son investissement;

Vivendi renforce sa position « non sollicitée » dans le capital d'Ubisoft

On l'évoquait récemment, le groupe Vivendi prenait la semaine dernière une première participation dans le capital des studios Ubisoft et Gamesoft, à hauteur respectivement de 6,6% et 6,2%. L'opération du groupe de Vincent Bolloré était expliquée de façon laconique par sa volonté d'utiliser les liquidités du groupe -- opération néanmoins manifestement peu appréciée par Yves Guillemot, CEO d'Ubisoft, qui évoquait un « prise de participation ni sollicitée, ni bienvenue », de la part d'un groupe ayant la réputation de mener « une stratégie d'acquisition très agressive dans le secteur du divertissement ».
Et de renchérir : selon Yves Guillemot, l'intention d'Ubisoft « est et a toujours été de rester indépendant, une valeur qui depuis 30 ans permis [au studio] d'innover, de prendre des risques, de créer des licences appréciées des joueurs à travers le monde et d'aider la société à croître parmi les leaders de l'industrie du jeu ». « Nous luttons pour préserver notre indépendance, et nous ne devons pas laisser cette situation -- ni aucune autre actions futures de Vivendi ou de quiconque d'autres -- nous distraire de nos objectifs ».

Un discours manifestement prémonitoire puisque ce jour, Vivendi annonce augmenter sa prise de participation dans le capital d'Ubisoft et Gameloft, la portant respectivement 10,39% et 10,2%, devenant ainsi le premier actionnaire d'Ubisoft. Que l'opération soit sollicitée et bienvenue ou non, Vivendi est donc de retour dans l'industrie du jeu (après avoir été longtemps la maison-mère d'Activision).
Et cette fois, Vivendi se montre plus prolixe quant à ses ambitions : l'investissement s'inscrit dans « une vision stratégique de convergence [...] entre les plateformes de Vivendi et [...] les productions d'Ubisoft et Gameloft dans le domaine des jeux vidéo ». Et comme pour répondre au souci d'indépendance d'Yves Guillemot, le groupe de Vincent Bolloré va un peu plus loin : Vivendi « ne s'interdit pas d'augmenter sa participation dans ces deux sociétés en fonction des conditions de marché et se réserve la faculté, le moment venu, de demander à être représenté à leur conseil d'administration ».

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