Un groupe de travail gouvernemental pour dynamiser l'industrie française du jeu vidéo

L'industrie française du jeu vidéo compte des atouts majeurs, mais reste fragile et souffre d'une concurrence étrangère féroce. Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin annoncent l'installation d'un groupe de travail qui devra formuler des propositions pour soutenir le secteur.

La France revendique une industrie vidéo ludique dynamique, forte d'un chiffre d'affaires de 2 ,7 milliards d'euros. Dans l'hexagone, on compte quelque 300 studios de jeu vidéo (des poids lourds comme des petites structures), qui emploient 5000 salariés, formés dans écoles renommées dans le secteur. Pour autant, si le secteur est dynamique, l'industrie française du jeu vidéo souffre aussi de la concurrence d'autres pays (le Canada, très attractif fiscalement, mais aussi l'Allemagne, l'Irlande ou l'Asie) et le gouvernement entend le soutenir.
Le ministère de la culture d'Aurélie Filippetti et celui délégué à l'économie numérique de Fleur Pellerin annonçaient hier l'installation d'un groupe de travail « destiné à soutenir le jeu vidéo en France » en collaboration avec le SNJV et le SELL (respectivement les développeurs et éditeurs de jeu vidéo en France). Selon LeMonde.fr, ce groupe de travail devra notamment proposer des pistes devant « garantir l'innovation et la compétitivité des entreprises de jeux, [...] maintenir une formation initiale d'excellence, et [...] rendre le territoire français attractif pour les acteurs étrangers ».

Un chantier vaste, donc, d'autant que plusieurs initiatives similaires ont déjà été initiées sous des gouvernements précédents sans produire d'effets majeurs sur le secteur (si ce n'est un crédit d'impôt, attendu durant des années par l'industrie, finalement validé en 2008 et aujourd'hui pérennisé jusqu'en 2017).
En attendant de découvrir les propositions du groupe de travail, puis leurs effets concrets sur le secteur, on constate néanmoins l'intérêt croissant que la sphère politique porte au jeu vidéo, de moins en moins marginalisé au sein des industries culturelles. Faute de mieux, c'est déjà ça.

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