Nouvelle opération « Game Over », 2100 délinquants sexuels bannis de MMO

Aux États-Unis, l'opération « Game Over » vise à bannir les délinquants sexuels des serveurs de MMO et rappeler les conseils élémentaires de vigilance aux parents.

Nouvelle opération « Game Over », 2100 délinquants sexuels bannis de MMO

Dans l'État de New York aux États-Unis, l'E-STOP Act (pour Electronic Securing and Targeting of Online Predators Act) impose aux criminels sexuels condamnés de communiquer leurs coordonnées aux autorités (leur adresse postale, mais aussi leurs coordonnées électroniques, afin de pouvoir suivre les éventuels prédateurs sexuels dans leurs déplacements réels ou virtuels).
Dans ce contexte, le procureur général Eric T. Schneiderman est à l'origine de l'opération « Game Over ». Considérant que les jeux sont fréquentés notamment par de jeunes joueurs et constituent donc potentiellement un terrain de chasse pour les prédateurs sexuels, le programme entend inciter les exploitants de jeux à bannir les comptes identifiés comme étant ceux des condamnés référencés par l'e-STOP Act. En avril dernier, 3580 comptes de jeux étaient ainsi bannis définitivement de plateformes ludiques américaines (de Microsoft, Electronic Arts, Blizzard ou Sony). Et aujourd'hui, 2100 comptes supplémentaires ont été suspendus dans les MMO et jeux en ligne de NCsoft, Funcom, Gaia Online ou THQ.

Selon le procureur, « Internet est aujourd'hui la scène de crime du 21e siècle et nous devons nous assurer que les plateformes de jeux en ligne ne deviennent pas des terrains de jeux virtuels pour des prédateurs dangereux. Ça signifie de faire tout notre possible pour bloquer les délinquants sexuels utilisant les systèmes de jeux comme moyen d'atteindre des victimes mineures. »

Si l'on peut s'interroger sur la vision (peu réjouissante) du procureur sur Internet ou le jeu en ligne, il précise surtout que cette initiative a vocation à alerter les parents, qui ignorent parfois le comportement de leurs enfants (« 97% des adolescents américains jouent sur ordinateur, portable, console ou sur le Web et 27% d'entre eux jouent en ligne avec des inconnus »).
Et de rappeler les conseils élémentaires de prudence (et d'éducation) : choisir des jeux appropriés pour ses enfants, utiliser les mécanismes de contrôles parentaux intégrés aux consoles (permettant de planifier les horaires de jeu et l'accès aux fonctionnalités online), laisser ordinateurs et consoles dans des pièces communes (et non la chambre de l'enfant) et surtout échanger avec ses enfants autour du jeu (voire jouer avec eux) pour identifier tout malaise.

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