GC 2012 - Quand Sony mise sur la poésie (et le cross-plateforme)

Hier soir, Sony tenait sa conférence de presse pré-Gamescom. Le constructeur y dévoilait sa stratégie cross-plateforme et les synergies entre ses différentes plateformes, mais aussi plusieurs nouveaux jeux misant sur l'émotion voire la poésie.

Hier soir, dans la foulée d'Electronic Arts, Sony inaugurait sa gamescom 2012 avec une conférence de presse présentant quelques-uns de ses projets à venir : une stratégie axée sur le cross-plateforme et surtout des titres étonnement oniriques voire poétiques, résolument artistiques et envoutants (contrastant radicalement avec les annonces de l'E3 de juin dernier, qui portaient quasi-exclusivement sur des jeux de guerre).

Cross plateforme : un écosystème Sony

GC 2012 - Quand Sony mise sur la poésie (et le cross-plateforme)

C'est une évidence, Sony est un constructeur qui signe une multitude d'appareils connectés (console de salon, console portable, appareils mobiles) et manifestement, le groupe entend miser sur la synergie de tous ses équipements.
En vrac, on retient que Sony connecte par exemple la PS3 et la Vita (sur certains jeux, la console portable devient ainsi un « cross controller », une manette tactile pour la console de salon afin d'enrichir l'expérience de jeu) et imagine le « cross buy » : un jeu acheté sur PS3 donne accès gratuitement au même jeu sur Vita ou inversement. Dans le même esprit, Sony présente le PlayStation Mobile, au travers duquel une série de jeux occasionnels (signés par des studios indépendants ou des majors), faciles d'accès avec un simple compte sony network, sont jouables sur l'ensemble des supports mobiles certifiés par Sony à partir d'un unique achat (un achat donne accès à l'ensemble des versions mobiles du jeu).

On comprend l'idée : développer une synergie entre les supports de la marque et permettre aux joueurs de jouer partout (chez lui sur PS3, en vacances sur Vita, en déplacement sur mobiles, etc.). Et pour en profiter pleinement, Sony annonce également pour les abonnés PlayStation Plus l'accès à un espace de stockage d'un gigaoctet sur le cloud de la marque. Autant d'éléments stratégiques qui font écho à l'acquisition de Gaikai (ce spécialiste du cloud gaming) par Sony voici quelques semaines.

De nouveaux titres qui misent sur l'émotion

Au-delà du matériel, Sony s'est aussi attaché à présenter quelques nouveaux jeux plutôt surprenants. Le groupe ouvrait sa conférence en laissant la parole à Alex Evans (le cofondateur Media Molecule, qu'on connait notamment pour être à l'origine de Little Big Planet).
Outre que le studio travaille sur une nouvelle licence (et on se souvient que d'aucuns imaginent un jeu en ligne, voire un MMO), Media Molecule dévoilait Tearaway sur PS Vita : le joueur prend le contrôle d'un petit personnage (façon origami) évoluant dans un univers fait exclusivement de papier, à la fois très onirique et complétement ancré dans le réel. Il conviendra d'explorer ce monde « pleins de surprises », mais surtout d'interagir avec cet environnement en papier : grâce aux fonctionnalités tactiles de la console, le joueur peut percer ou déchirer certains morceaux de papiers composant cet univers, diriger des monstres, voire les engloutir ou les faire tomber dans des trous et ainsi aider son personnage à évoluer...

Dans cette même veine onirique, le constructeur dévoilait hier soir deux nouveaux titres signés par Sony Japan, misant résolument sur l'émotion et la poésie.
Le premier, Rain est présenté comme un jeu d'aventure distribué sur PSN (« l'histoire d'un monde invisible révélé par la pluie »). Dans un univers sombre, porté par les gymnopédies lancinantes d'Erik Satie en fond sonore, le joueur incarne un jeune garçon en quête de celle qu'il aime, disparue comme l'ensemble des individus et qu'on ne distingue que grâce à la pluie. On pense à Journey et son univers envoutant, dont l'univers a déjà séduit des cohortes de joueurs.

Le second jeu de Sony Japan, Puppeteer (sur PS3), emprunte manifestement plus volontiers à l'univers Tim Burton (à l'époque de l'Etrange Noël de M. Jack) : un monde fantasmagorique et inquiétant dans un univers en 2.5D, dans lequel le joueur doit échapper à des monstres inquiétants grâce à une paire de ciseaux magiques lui permettant de découper décor et monstres. Le jeu se dévoile en bande-annonce.

Dans un autre genre d'émotion, on mentionnera aussi Until Dawn (utilisant le PS Move), un jeu inspiré des « teen horror movies » : huit jeunes passent des vacances dans une cabane manifestement perdue au coeur d'une profonde forêt et sont confrontés à des événements effrayants... Pour un public mature et averti.

On le comprend, le constructeur mise ici sur une autre approche du jeu vidéo et affiche manifestement la volonté de proposer de nouvelles expériences ludiques (que ce soit en termes de matériels ou de jeux), faisant notamment appel à l'émotion du joueur pour l'immerger dans un univers. On attendra évidemment de tester sur pièce pour se forger une opinion plus définitive, mais la présentation parait quoiqu'il en soit plutôt rafraichissante au regard de la production vidéo ludique traditionnelle.


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