Un trimestre contrasté pour Electronic Arts

27/7/2011 à 11h42 | Par Uther | 22 |
Electronic Arts publie ses comptes trimestriels. Des résultats en demi-teintes, mais de plus en plus portés par les activités « digitales » du groupe, qui entend les développer à l'avenir et imagine déjà la mort des revendeurs physiques.

John Riccitiello

Electronic Arts vient de publier ses résultats financiers de son premier trimestre fiscal 2012 (clos le 30 juin 2011) et affiche des résultats contrastés.
Au cours du trimestre, l'éditeur américain affiche un chiffre d'affaires de 999 millions de dollars (contre 815 millions au cours du même trimestre l'année dernière), pour un bénéfice net de 221 millions de dollars (contre 96 millions lors de l'exercice précédent). Des chiffres en hausse, donc, mais très largement portés par des « éléments exceptionnels ». Hors ces éléments exceptionnels, le chiffre d'affaires d'Electronic Arts atteint les 524 millions de dollars (en baisse au regard des 539 millions réalisés lors du même trimestre en 2010) et creuse encore ses pertes (à hauteur de 123 millions de pertes, contre « seulement » 96 millions l'année dernière).

Des résultats en demi-teinte, donc, renforcés par les prévisions de baisses du groupe pour le prochain trimestre, qui peinent à convaincre les actionnaires (ce matin, le cours d'Electronic Arts s'échange à la baisse).

On notera néanmoins que les activités « digitales » du groupe occupent une place croissante dans les résultats d'EA et devraient continuer à progresser notamment grâce à l'acquisition récente du studio PopCap Games (le développeur de Bejeweled) et au lancement de Star Wars The Old Republic distribué sur sa plateforme Origin (le MMORPG n'apparaît néanmoins pas sur le planning de sorties 2011 d'EA - mais le groupe explique cette absence par une date de lancement prévue autour des « fêtes de fin d'année » correspondant peu ou prou aux États-Unis, à la période allant de Thanksgiving fin novembre au Nouvel An).
Une progression qui explique aussi sans doute la volonté du groupe de développer à l'avenir ses « services à abonnement ». Au lieu d'acheter ponctuellement des jeux, les joueurs pourraient s'abonner mensuellement ou annuellement pour profiter de l'ensemble du catalogue du groupe (un bon moyen de générer des revenus récurrents et de se focaliser sur les mises à jour de jeux existants plutôt que sur le développement régulier de nouveaux titres - un nouveau FIFA chaque année, par exemple, pour une licence qui peine parfois à se renouveler). À l'heure du Free to Play, l'abonnement a peut-être encore de beaux jours devant lui.

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Vos réactions

septmains
Le 27/7/2011 à 11:48:19
* La massue tombe sur nos cranes *
- fête de fin d'année :'(
Nathos
Avatar de Nathos
Le 27/7/2011 à 11:53:35
Bah, avec la sortie de SWTOR, EA sera portera mieux au prochain trimestre.
Compte supprimé
Avatar de
Le 27/7/2011 à 11:55:48
Que ce soit pour la musique, le cinéma, le livre ou le jeu vidéo... il n'y a que des désavantages à produire des supports "physiques". Vive le digital ou la numérisation.

Mais ceci est un autre débat.
MasT3R
Avatar de MasT3R
Le 27/7/2011 à 11:58:41
Il est evident que les supports physiques vont disparaitre... les habitudes ont la vie durs et comme il y a qq decenies certains preferaient garder leurs chevaux plutot que passer à la voiture diabolique, nous avons aujourd hui encore bon nombres de joueurs qui tiennent absolument à leur boite en carton et leur dvd.

Perso j achete mes jeux uniquement en telechargement depuis de nombreuses années deja (depuis que steam à commencé à vendre des jeux en fait il y a presque 10 ans).

La revolution numerique est en marche depuis un petit moment et rien ne pourra l arreter...
Histamine
Avatar de Histamine
Le 27/7/2011 à 12:11:55
Que ce soit pour la musique, le cinéma, le livre ou le jeu vidéo... il n'y a que des désavantages à avoir des supports "physiques". Vive le digital ou la numérisation.
Euh, vraiment ?... Autant je suis d'accord en ce qui concerne les loisirs "multimédia" que sont devenus aujourd'hui les jeux vidéo, la musique en "fractionné" (on écoute de moins en moins les albums, mais on connaît les artistes en téléchargeant certains de leurs titres), le cinéma... Même si dans certains cas cela relève encore du piratage, ce n'est qu'une question de temps et d'habitudes avant que la législation ne s'adapte.

Mais dans le cas du livre, on en est loin... Les éditeurs de livres ont beaucoup de mal c'est certain, mais ce n'est pas à cause de la concurrence d'ouvrages en numérique, encore dérisoire à l'heure actuelle, mais parce que la très grande accessibilité des loisirs multimédias cités plus haut fait que les gens lisent bien moins.

Un jour, c'est à peu près certain, les livres papier seront affaire de collectionneurs et de nostalgiques, de même que la presse.
Mais très sincèrement, il y a encore beaucoup de marge avant que les gens (et moi le premier !) trouvent équivalent le plaisir de la lecture le livre à la main et celui de la lecture l'I-Pad entre les pognes