Piratage du PSN : la justice examine d'éventuelles négligences de Sony

Suite au piratage de ses infrastructures, Sony fait face aux accusations des joueurs qui affirment que le groupe connaissait les failles de son système et aurait licencié parmi ses équipes de sécurité.

Piratage du PSN : la justice examine d'éventuelles négligences de Sony

On s'en souvient forcément, fin avril dernier, les infrastructures de Sony faisaient l'objet d'une « intrusion non autorisée » et les données personnelles et bancaires de 77 millions d'utilisateurs du PlayStation Network étaient potentiellement compromises. Et quelques jours plus tard, début mai, les infrastructures de Sony Online étaient à leur tour la cible d'une attaque visant les données de 25 millions de joueurs en ligne.
Manifestement, les joueurs (notamment américains) dont les données ont pu être volées n'entendent pas en rester là : lundi dernier, une action collective était déposée devant les juridictions fédérales de San Diego et si l'on en croit Reuter ou Gamasutra, elle met en cause d'éventuelles négligences de Sony.

Selon la plainte déposée, avant l'intrusion d'avril, Sony avait connaissance « des risques d'intrusions » dans ses infrastructures, notamment après avoir identifié des « failles mineures » dans ses systèmes. Le groupe aurait alors pris des mesures pour sécuriser ses propres données sensibles, mais sans intervenir sur la protection des données de ses clients.
Dans la foulée, le rapport souligne également que peu avant l'intrusion, Sony Online avait procédé à une importante vague de licenciements (nous l'abordions, 205 employés ont alors été licenciés), touchant notamment « un certain nombre » de salariés de son Network Operations Centre, son département en charge de la « prévention et de la gestion des failles de sécurité ».

Selon la plainte : « Sony a cherché à réduire ses coûts au dépend de ses clients en supprimant un nombre significatif d'emplois tout juste avant la brèche de sécurité, incluant le personnel responsable du maintient de la sécurité de son réseau ».

Des économies qui paraissent malvenues aujourd'hui au regard des événements du 20 avril, mais qui pourraient aussi aiguiller la justice américaine vers d'éventuels responsables parmi les salariés tout juste licenciés.
Les faits allégués (très à charge) soutiennent quoiqu'il en soit évidemment la thèse de l'accusation et il appartient maintenant Sony de répondre, notamment devant les juridictions de Californie.


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