E3 2011 : Le piratage comme mode de promotion de la licence

Torchlight a été très largement piraté en Asie. Max Schaefer, CEO de Runic Games, fait contre mauvaise fortune bon coeur et y voit un bon moyen de promouvoir la licence, le second opus et le MMO à venir.

E3 2011 : Le piratage comme mode de promotion de la licence
Brother Blood

Alors qu'on attend Torchlight II très prochainement, Max Schaefer (qu'on connaît notamment pour avoir porté la licence Diablo chez Blizzard North dans un lointain passé et qui est aujourd'hui CEO de Runic Games) s'est attaché à présenter les dernières mises à jour de son RPG d'action.
On y a noté en vrac que la troisième classe jouable du jeu serait le berserker, que Torchlight II embarquera dès le lancement une option permettant de jouer en LAN ou encore qu'il sera possible de créer ses propres cartes et donjons (à l'aide d'un éditeur) capables d'accueillir « autant de joueurs que vous voulez » (Runic Games a procédé à des tests avec 50 personnages sur une carte sans rencontrer de problèmes, Max Schaefer invite les joueurs à faire des tests plus ambitieux s'ils le veulent).

En attendant de revenir plus en détails sur le contenu du jeu, on retiendra peut-être la petite phrase du développeur, interrogé sur son sentiment quant au fait que « des millions de copies de Torchlight aient été piratées en Chine » (le jeu s'est par ailleurs plutôt bien vendu et a été largement acclamé par la critique).
Selon Max Schaefer, le piratage se révèle « plutôt bon » pour Runic Games et met en avant des arguments commerciaux.

« Des millions et des millions de copies de Torchlight ont été téléchargées sur des réseaux illicites sur certains territoires asiatiques. Et c'est bon pour nous. Nous savions que ça arriverait. Nous sommes enclins à le voir comme une façon de construire notre popularité. Nous avons annoncé de longue date que nous faisions un MMO et vous savez, c'est une sorte d'outil marketing pour nous. Il y a maintenant des millions de personnes qui connaissent notre licence, se sont familiarisés avec notre style et qui sont autant de clients prêts à accueillir notre MMO. »

Raison pour laquelle, peut-être, Runic Games ne multiplie pas les DRM sur ses jeux. Outre que le piratage est une « force inamovible » contre laquelle il est impossible de lutter, Max Schaefer estime qu'être « sympa avec ses clients » (en proposant de petits prix, ne n'ajoutant pas des « DRM de fous ») est le meilleur moyen pour que « les joueurs soient sympas aussi ». Et de conclure que « jusqu'à présent, ils le sont plutôt ». En plus de proposer des jeux appréciés, gageons que ce type de déclarations contribuera encore à gagner leur faveur.

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