« Jouer » en bourse

Jouer en bourse, ou quand l'industrie du jeu vidéo subit les répercutions de la crise financière et perd plusieurs milliards de dollars en quelques jours.

Le jeu vidéo est un loisir, voire un produit culturel ou communautaire. C'est aussi une industrie, que l'on dit généralement plutôt stable et en forte croissance... mais qui s'avère manifestement tributaire des fluctuations boursières et de l'actuelle crise financière.

Si l'on en croit les sites SeekingAlpha ou GI.biz dans des articles publiés il y a quelques jours, les géants de l'industrie vidéo ludique n'échappent pas à la crise. Activision Blizzard (World of Warcraft) aurait perdu 13,8% de sa valeur, soit une perte de quelque trois milliards de dollars en un jour. Ubisoft, distributeur d'Aion, accuse un recul de 14,4%. Electronic Arts (Warhammer Online), perd 9% et 1,1 milliards de dollars.
Même constat chez les constructeurs de consoles : -8% chez Microsoft, -6,5% pour Sony, -4,5% pour Nintendo...

Au-delà des chiffres, quelles conséquences peuvent avoir ces pertes ? Sans doute une prise de risque moindre chez certains éditeurs. Peut-être aussi, selon SeekingAlpha, une plus grande vulnérabilité de certains acteurs de l'industrie du jeu aux tentatives de rachats.
Un éditeur qui « perd de sa valeur » peut être racheté moins cher et devient évidemment une cible plus attractive. Vers de nouvelles fusions dans les jours ou semaines à venir ?


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